Manoir de la Fiole

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 [RP] Et dans un jardin, deux amoureux... [ les Arpenteurs]

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Idril
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MessageSujet: [RP] Et dans un jardin, deux amoureux... [ les Arpenteurs]   Mar 15 Juil 2014 - 8:33

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Noa a écrit:
[rp][hrp] Le passereau était dit-on l'oiseau malheur, l'annonciateur de nouvelles infortunes, qui par son chant, magnifiait l'espoir impossible. L'aigu sifflement de sa clameur, comme la meule du forgeron à son étable, lissait les lames, séchait nos larmes. Et si l'âme encore fragile de ses étourderies passées songeait à se défaire des méfaits à venir, le volatile non sans s'envoler saurait y faire pour l'y aider. [/hrp]

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C''est ainsi que débute, sur un élan dramatique, la triste fin d'un heureuse histoire ou l'heureuse fin d'une triste histoire. Le jardin dans lequel il se trouvait était fortuitement mal habillé. Les haies étaient très mal taillées. L'herbe, mauvaisement fauchée, procurait l'impression d'une tonte trop sporadique et donnait à l'Eden une teinte anarchiquement printanière. C'était sûrement l'oeuvre d'un jardinier trop occupé à penser à la fille du bal qu'il avait rencontré la veille, qui sur un billet confusément découpé, avait laissé son adresse, et, surveillant de loin son père à l'ouïe abîmée, prononçait de petit mots tendres à l'oreille de son éphémère. Noa avait la digression facile ce matin là. Son esprit avait tendance à se balancer comme le roseau qui sous la bise penchait, ou comme cette libellule qui ce matin virevoltait entre les saules pour échapper à la brutalité d'une vie toujours trop menacée. Menacée... Noa était loin, très loin d'imaginer quelle matinée cela serait. Ni les passereaux dans leurs splendeurs, comme les perces-neiges qui déjà fanaient, rien n'aurait put laissé l'homme douter. Les signes pourtant ne manquaient pas, l'absence frappait, un défaut de présence qui avaient heurté toutes les sensibilités. Pareil à un sablier, l'amour à un verso, il se retourne et coule, de nouveau il s'éteint. Et si aucune étreinte ne vient le retourner, il disparaît.

Idril avait donné à Noa ce qui jadis alimentait ses rêves, la chance d'honorer par son travail une petite famille dotée et heureuse. Il arrive un moment ou se retourner est nécessaire, le recul ne pouvait s'acquérir qu'avec le temps. Etait-il passé à coté de ce qu'il devait être ? De ce qu'il voulait être ? Le brun fier comme un coq, pour vraie, s'était manifestement toujours appliqué à rester bienveillant, trop, pas assez, nul ne saura, mais il avait confiance en lui, une confiance aveugle, qui sans cadre serait devenue dangereuse. C'est ce qu'il croyait. Et Noa sur un air nostalgique cassait le brin d'une herbe folle, elle avait demandé à lui parler. Mais que cela voulait-il dire, Noa n'en avait aucune idée. Il s'était imaginé bien des choses, possible que la vérité ait même fusé dans son esprit, mais par simple crainte d'y songer, cette idée fut vite chassée. C'était surement ça son problème, l'acquis n'existe pas. Et Noa encore trop jeune pour le savoir, s'était surement trop reposé.

Peu importe, il ne fallait plus songer, elle arrivait. Ses derniers dialogues étaient très simples, et si l'envie de sauter comme aux temps les plus heureux était toujours présente, quelque chose le retenait. Alors son acceuil gagna soudainement en maturité, les cris de joies avaient laissé place à la raison. Noa s'approchait d'elle pour lui prendre les mains. Idril était confuse, Noa surpris. Entre les deux, la tristesse passait comme le fil d'une couture sur son tissu, et, Noa prit conscience que quelque chose n'allait pas.

- Idril ?

[/rp]


Dernière édition par Idril le Sam 19 Juil 2014 - 21:06, édité 2 fois
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Idril
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MessageSujet: Re: [RP] Et dans un jardin, deux amoureux... [ les Arpenteurs]   Mar 15 Juil 2014 - 8:34

Idril_de_sparte a écrit:
Il était de retour.
Après sa fausse-couche et après la perte de sa Pestouille de cousine Angel, des épreuves qu'elle avait dû affronter seule, tout en continuant à veiller sur leurs enfants. : Pépin, le digne héritier qui ferait sans conteste la fierté de son père dans quelques année, et Hermione-Adelie, poupée fragile dans sa chaise à roulette et à la santé des plus vacillante.

Il était de retour.
Mais n'était-ce pas trop tard ?
L'absence ne laisse pas les choses indemnes, et dans cette histoire elle avait petit à petit érodé  le ciment liant la petite famille.

Il était de retour.
Elle l'avait vu à travers la fenêtre entre-ouverte d'une auberge et pour la première fois depuis leur rencontre n'avait pas eu le courage de le rejoindre, se contentant de passer de longues minutes à l'observer, à chercher ce qui, il y a encore quelques mois, provoquait cette étincelle en elle. L'étincelle était là, mais plus aussi vive, plus aussi dévorante, non, elle était douce et apaisante.

Il était de retour.
Elle lui avait fait savoir qu'elle voulait lui parler, par un billet donné par l'intermédiaire d'un gosse du coin contre quelques piécettes, même pas de vive voix. Si elle lui avait dit en face, ce n'est pas dans ce jardin de Dole que la discussion se serait faite mais à l'instant même de sa demande, et elle avait besoin de réfléchir avant de se lancer, bien qu'elle sache parfaitement que tout beaux discours préparé serait complètement oublié le moment venu.

Il était de retour.
Et à son tour Idril pénétra dans le jardin dont l'entretient lui fit hausser un sourcil.
Soulevant ses jupons d'une main, elle se dirigea calmement vers Noa avant de se stopper à quelques pas de lui.  Il combla l'espace et vint lui prendre les mains.

Il était de retour.
Et le destin poursuivait inexorablement  sa route.


Citation :
- Idril ?

Ce simple mot, son prénom, lui serra le cœur comme elle serra doucement les mains de celui qui était son époux.

Noa... Merci d'être venu.

Que dire d'autre ?
Qu'il lui avait manqué ? Qu'elle avait terriblement eu besoin de lui ? Tout cela il devait certainement le savoir, au moins au fond de lui.


Pouvons-nous marcher ou trouver un banc afin de parler tranquillement ?

Elle repoussait le moment fatidique, pourtant quoi qu'elle fasse dans quelques heures ils se seraient expliqués.

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Idril
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MessageSujet: Re: [RP] Et dans un jardin, deux amoureux... [ les Arpenteurs]   Mar 15 Juil 2014 - 8:35

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Noa a écrit:
Sa ronde n'avait pas perdu de sa beauté, et si le temps, immuable et destructeur, avait conservé les apparences, il avait rongé les sentiments. Le palpitant petit coeur du fissuré continuait de battre, et les doigts serrés dans ceux de son épouse, il cherchait dans ses yeux un regard, quelque chose pour le réconforter, comme s'il avait besoin qu'un signe apaisant puisse lui faire oublier ses craintes. Un souffle, l'amorce d'une caresse, un rien aurait suffit. Mais le sort en avait décidé autrement. Les prochains mots d'Idril agirent comme une tempête, et la barque qui transportait son coeur ne vacillait plus sous le rythme incertain des vagues, elle chavirait.

Citation :
Noa... Merci d'être venu.

Noa ne voulait plus penser, mais c'était trop tard. Assiégé par des milliers des questions, le doute, la peur, et l'amour, la tête du soupirant resta immobile, il fallait agir peut-être... Mais elle l'avait juste remercié d'être venue, avait-elle put croire qu'il ne l'aurait pas fait, était-il devenue hautain et nerveux pour ne plus sembler l'aimer. Pensait-elle qu'il ne l'aimait plus... Noa voulait témoigner par n'importe quel geste son affection, lui transmettre sa chaleur. Là encore, quelque chose le retenait....
Les prochains mots n'avaient hélas rien de lascif, et Noa comprenait petit à petit, mais toujours sans clairvoyance, quels étaient les enjeux de cette rencontre...


Citation :
Pouvons-nous marcher ou trouver un banc afin de parler tranquillement ?

La messe était dîte, et la discussion engagée n'avait rien avoir avec la dispute éphemère de deux amants passionés. Le ton était donné. Et la gravité des prochaines heures faisait écho dans Noa, elle résonnait et commençait à le pincer. Que devait-il faire. Si c'était ce qu'il pensait, elle devait le lui dire.. Rapidement... Alors après il pourrait essayer, mais là, les sons ne sortaient pas... il hocha la tête, écarta vivement ses mains devenues assez tremblante pour être remarquées, et commenca à marcher en direction du banc.

A un ou deux mètre du banc, quand seul le bruit du vent continuait à se faire entendre, Noa stoppa et se retourna vers Idril,

Je....

Il lui fallait de l'inspiration, une voix douce. Aller ! un peu de concentration !

Idril, je sais que, ces derniers mois, je n'ai pas été là.... Je sais que.... Tu étais toute seule, je ne suis pas un très bon mari, il doit y en avoir des bien meilleurs et ce n'est pas ce que je voulais pour nous deux. Je veux dire... J'aurais voulut faire autrement... Je n'ai pas été assez brâve pour reconnaitre mon tord tout de suite, trop lâche surement pour venir m'excuser... Mais là... je crois prendre conscience de ce qu'il nous arrive... Je... Pardon...

Sa voix était devenue trop faible pour pouvoir continuer, les regards vers les yeux d'Idril étaient devenues furtifs, Noa avait honte d'avoir eu à dire ça, honte d'avoir été ce qu'il a fait... Le banc était devant eux, ils s'assirent...
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Idril
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MessageSujet: Re: [RP] Et dans un jardin, deux amoureux... [ les Arpenteurs]   Mar 15 Juil 2014 - 8:37

Idril_de_sparte a écrit:
Noa a écrit:


Je....


Idril, je sais que, ces derniers mois, je n'ai pas été là.... Je sais que.... Tu étais toute seule, je ne suis pas un très bon mari, il doit y en avoir des bien meilleurs et ce n'est pas ce que je voulais pour nous deux. Je veux dire... J'aurais voulut faire autrement... Je n'ai pas été assez brâve pour reconnaitre mon tord tout de suite, trop lâche surement pour venir m'excuser... Mais là... je crois prendre conscience de ce qu'il nous arrive... Je... Pardon...


A quelques pas du banc, Idril aurait pu passé pour une statue du jardin tellement le dernier mot de Noa résonnait à ses oreilles encore et encore.
Fermant les yeux quelques instant, la rondouillarde inspira un grand coup et finit par s'asseoir sur le banc.


Oh non Noa, tu n'as pas à demander pardon, tu n'as rien fait de mal.

Inutile de l'accabler plus pour son absence. Les fait étaient là pour le dire.
Pépin et Hermione n'avaient vu leur père que la moitié de leur courte vie, et ils n'avaient respectivement que quatre ans et vingt-trois mois.


Je... je ne te cache pas que moi aussi j'attendais autre chose de notre union. Mais je n'ai rien fait non plus pour faire changer les choses.

Qu'aurait-elle pu faire ? Le pied de grue devant la porte du Monastère ou il se retranchait ? Rester au Manoir durant ses longs mois d'absence en espérant chaque jour qu'il lui revienne ?
Elle avait au contraire avancé, accepté d'accompagner son cher cousin et sa rousse dans un voyage de quelques jours qui avait finit par durer plusieurs semaines.
Son époux ne la quittait pas pourtant, tant par la pensée que par le bijou qu'elle gardait au cou depuis qu'il lui avait offert.

Serrant ses poings sur ses genoux, elle n'osa le regarder quand elle reprit la parole.


C'est plutôt à moi de te demander pardon... Pardon de ne pas avoir su t'attendre à la maison, pardon de ne pas avoir su... ... Je n'ai pas su attendre telle Pénélope attendant Ulysse...

Non, elle n'avait pas réussit à être sa Pénélope, et surtout elle n'était définitivement pas comme sa mère qui avait élevé seule ses enfants pendant que son compagnon assouvissait sa passion pour la recherche loin - très loin- de sa petite famille. Même après le décès brutal de son père Idril avait vu sa mère lui vouer un amour indéfectible, au point qu'elle avait finit par le rejoindre bien des années plus tard sans qu'aucun autre ne le remplace jamais.

Plus jamais on ne pourrait dire à Idril qu'elle était comme sa défunte mère. Elle le prouvait et se le prouvait d'une des pire façon à ses yeux. Elle songeait bien trop à un autre homme que son mari.

Levant doucement le regard vers Noa, c'est les yeux noyés de regret et de remords envers sa propre faiblesse qu'elle lâcha


Pardon... de n'avoir pas su être l'épouse que tu pouvais espérer.

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Noa
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MessageSujet: Re: [RP] Et dans un jardin, deux amoureux... [ les Arpenteurs]   Mar 15 Juil 2014 - 20:45

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Citation :
Citation :
Oh non Noa, tu n'as pas à demander pardon, tu n'as rien fait de mal.


Inclinant la tête, Noa ne comprenait pas. Si bien sur que si, il devait lui avoir fait du mal, pourquoi seraient-ils là sinon, à discuter d'un avenir qu'il maudissait déjà. Il le savait, son absence les avait tuer, et Noa ne supportait pas d'avoir été ce genre de mari là, absent, et déserteur. IL aurait surement fait autrement si il avait pu... Mais cela restait son choix d'éviter les risques d'une contagion, et cela devenait un mauvais choix.

Noa se tut, Idril cherchait ses mots, il n'avait pas à l'interrompre, même s'il en avait envie. Idril ne l'aimait plus comme avant, et le brun perdait toute légitimité à lui crier tout son amour. Alors, il écouta, attentif, comme un enfant qu'on punissait.


Citation :
Je... je ne te cache pas que moi aussi j'attendais autre chose de notre union. Mais je n'ai rien fait non plus pour faire changer les choses. 

Un croc acéré vint frapper le coeur de l'ex-Valfrey, il le savait, il le reconnaissait et il en avait honte. Mais l'entendre de la bouche de son épouse, c'était  comme le lâcher dans le vide, sans parade... Et ses prochaines paroles n'allaient pas le réconforter...

Citation :
C'est plutôt à moi de te demander pardon... Pardon de ne pas avoir su t'attendre à la maison, pardon de ne pas avoir su... ... Je n'ai pas su attendre telle Pénélope attendant Ulysse... 

Le croc venait de se transformer en une dague affûtée, qui tranchait de par en part ce qui lui rester de lucidité.  On pouvait voir dans ses yeux un miroir se briser. Un mélange de colère, de culpabilité  , d'amour et de haine, un enchevêtrement d'émotion qui le rendait fort et fragile. Noa commençait à se détester lui même. Il ressentait l'envie de désaimer Idril, mais ça n'était pas à sa portée... Si les tords étaient pour son épouse, tout ce qui se passait était de la faute de Noa. Il ne pouvait retenir cette larme de couler plus longtemps, si en temps normal il l'aurait essuyait... cette fois ci, il n'en trouva pas la force... Le regard dans le vide, subjugué par la nouvelle, Noa ne bougea pas. Ce n'était pas tant les faits qui le détruisaient, mais le fait de savoir que c'était lui qui les avait indirectement commis. Il repensait alors à ce qu'il devrait oublier, il prit conscience de tout ce qu'il devrait abandonner, il n'aurait plus le droit de la regarder amoureusement, il n'aurait plus le droit de savourer ses baisers, ni ses caresses, ni même le son  étreignant de sa voix qui murmure à son oreille. Tout ce qu'il avait le plus chéri dans on existence, il n'y aurait plus le droit, et l'ironie, c'est qu'il s'en était lui même privé...

Tout aurait put se passer autrement, il suffisait d'un rien pour qu'il éclate... Secouant la tête comme pour s'arracher toutes ces pensées, il sentit alors le regard d'Idril se posait sur lui. Il ne fallait pas flancher, il devait agir, dire quelque chose de rassurant, ne pas céder à la colère... Mais comment, il aimait tellement son épouse... Et Noa, sur un élan d'immense bravoure, tenta de rester digne, à l'écoute d'une femme qui comme lui était émotionellement perdue. Ce qu'il allait dire allait faire appel à un courage qu'il ne pensait pas posséder, et c'est le coeur chiffoné comme un torchon quon essore qu'il commenca par essuyait d'un revers de pouce les cernes de son épouse.

Idril, Tu es la femme la plus adorable qu'il m'ait été permis de rencontrer... Ne te reproche rien... Je t'aime oui, mais je t'aime heureuse... J'aime te voir rire, sourire, paniquer, aimer, prendre plaisir, rougir. J'aime te voir embarrassée, maladroite, timide... Je ne pourrais pas t'en vouloir, alors ne t'en veux pas... Ne te rend pas malheureuse... Laisse moi t'aimer... Je...

Une deuxième larme vint creuser la joue de Noa sur le sillage de la première, et lentement elle descendait tandis qu'il continuait son discours

Je m'en veux... Et les mots manquent pour te dire ce que je ressens. Je ne t'empêcherai pas d'aimer celui que tu aimes... Je ne peux pas, une telle personne me rendrait malade. Mais je t'en pris... Ne m'oublie pas...

Un sourire se dessina sur le visage de Noa, il espérait qu'on lui rende... C'était un sourire honnête, un vraie sourire pas parce qu'on nous aime ou qu'on nous fait plaisir, pas un de ces sourire là de prétention, un sourire parce qu'on aime nous, et non l'inverse.

Je ne sais pas ce que tu comptes faire mais...C'est peut-être un peu égoïste mais je pense que c'est humain... penses à moi... enfin à nous, de temps en temps, pas tout le temps... Mais ne laisse pas tous ces souvenirs s'emportaient, ne les remplace pas... C'est une chose qui me ferait mal... je pense...

Ces souvenirs là, Noa y tenaient, ils étaient partagés, et c'est partagés qu'ils garderaient leurs authenticités... Comme revenant au présent, il effaça le sourire qui garnissait ses lèvres.

Idril... Que veux tu faire maintenant ?
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Idril
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MessageSujet: Re: [RP] Et dans un jardin, deux amoureux... [ les Arpenteurs]   Sam 19 Juil 2014 - 21:08

Sur le banc, Idril n'en menait pas large.
Comment Noa allait-il réagir ?
Elle voyant tant de choses passer dans les yeux du baron, et toutes par sa faute.
Quand, la surprenant, il passa ses pouces sous ses yeux, elle retint difficilement de baisser les paupières pour savourer ce contact comme avant.


Citation :
Idril, Tu es la femme la plus adorable qu'il m'ait été permis de rencontrer... Ne te reproche rien... Je t'aime oui, mais je t'aime heureuse... J'aime te voir rire, sourire, paniquer, aimer, prendre plaisir, rougir. J'aime te voir embarrassée, maladroite, timide... Je ne pourrais pas t'en vouloir, alors ne t'en veux pas... Ne te rend pas malheureuse... Laisse moi t'aimer... Je...

Les mots lui broyèrent le cœur et elle sentit les larmes s'accumuler aux coins de ses yeux.
Par Aristote, elle savait en débutant cette conversation que cela allait être difficile et les faire souffrir, mais jamais elle n'avait penser qu'elle ferait autant de mal... qu'elle lui ferait autant de mal.
A sa place aurai-t-elle eu la force de le laisser partir et pouvoir sans retenu en aimer une autre ? La réponse fit écho à la question. Oui, bien sûre, comme lui elle n'aurait pas longtemps hésité, elle l'aurai laissé partir pour le voir heureux... comme il la laissait partir.
Mais comment ne pas se rendre malheureuse ? Elle s'en voulait tellement de voir son regard avec cette étincelle brisée glissée le long de sa joue.


Citation :
Je m'en veux... Et les mots manquent pour te dire ce que je ressens. Je ne t'empêcherai pas d'aimer celui que tu aimes... Je ne peux pas, une telle personne me rendrait malade. Mais je t'en pris... Ne m'oublie pas...

Elle aurait voulut le faire taire, l'empêcher de s'accabler encore, mais elle savait qu'il était nécessaire, pour l'un comme pour l'autre, de parler, d'évacuer pour ne pas que la rancœur remplace un jour ce qu'ils avaient vécus.
L'oublier ? Impossible ! Jamais elle ne pourrai oublier le père de ses enfants, cet homme fier en prenant son fils pour la première fois dans ses bras, ce même homme complètement paniqué quand sa fille décida qu'il était tant pour elle de saluer ses parents même si il était encore bien trop tôt pour cela et que personne d'autre que lui n'était là pour aider sa femme...
Elle ne pouvait oublier que c'est lui qui lui avait rendu le sourire après la mort tragique de sa mère, la sortant d'un deuil long et difficile.
Voyant un sourire se dessiner sur le visage de Noa, elle lui rendit, pensant à tous leurs moments de complicités que rien ne pourrait effacer.


Citation :
Je ne sais pas ce que tu comptes faire mais...C'est peut-être un peu égoïste mais je pense que c'est humain... penses à moi... enfin à nous, de temps en temps, pas tout le temps... Mais ne laisse pas tous ces souvenirs s'emportaient, ne les remplace pas... C'est une chose qui me ferait mal... je pense...

Elle le regarda, étonnée qu'il puisse imaginer qu'elle tire un trait sur leur passé comme ça.

Noa... Comment peux-tu ne serait-ce que songer à ce que j'oublie tout ce que nous avons vécu ? Nous avons deux beaux enfants, et cela rien ni personne ne pourra nous l'enlever. C'est à travers eux que le "nous" perdurera et ne sera pas oublié... jamais!

Citation :
Idril... Que veux tu faire maintenant ?

Il aurait pu être bien plus simple qu'il déverse sa colère sur elle et parte en la laissant seule sur ce banc... dans ce jardin dolois... Mais non, ils se respectaient trop l'un l'autre pour agir de cette façon.
Ce qu'elle allait faire... elle tourna la question encore et encore dans sa tête pour tenter de trouver les mots juste et surtout lui répondre de la façon la plus sincère qui soit.


Je... Je vais envoyer les enfants au Manoir, avec leur nourrice, pour quelques temps. Je ne pense pas qu'il soit bon peur eux de ressentir notre... tristesse.

Et il fallait le temps que l'un comme l'autre soit capable de poser les yeux sur les Mini-Fiole sans s'effondrer en songeant à ce qui n'était plus.

Je ne t'imposerai pas ma présence ni le risque de se croiser en taverne ou simplement dans les rues de Dole... Je vais certainement aller vers Pontarlier, je dois voir les membres de mon Ordre...

Une excuse ? oui et non. Elle ne voulait vraiment pas s'imposer à lui après cela, mais devait réellement voir les autres "Dahuts".

Je... je ne t'imposerai pas non plus les... démarches nécessaires...

Que cela était difficile, mais elle avait décider d'assumer jusqu'au bout... et s'y tiendrai. Elle n'était pas sûre de supporter qu'une connaissance s'occupe de tout cela, elle ne voulait pas que des ragots, rumeurs et autres commérages circulent dans toute la Franche-Comté. Oh, sur elle cela lui importait peu, depuis son retour sur les terres de son enfance elle les subissait, alors une de plus ou de moins... mais elle ne voulait pas que cela touche Noa.
Elle connaissait assez de personne de la Sainte Eglise, directement ou indirectement, pour pouvoir connaitre les démarches à suivre sans que quiconque sur les terres Comtoises n'ai vent de cela.

prenant le temps de formuler sa dernière requête, qu'elle n'imaginait pas une seconde être refusé, elle posa son regard sur lui, et avec un tendre sourire aux lèvres énonça la chose


Et j'aimerai sincèrement que Pépin et Hermione puissent continuer à voir leur deux parents... même si ce n'est plus ensemble.

Elle avait grandit sans son père, trop absent puis mort, et se refusait à voir ses trésors subir cela à leurs tours. Elle était même prête à laisser son ainé partir avec son père si celui-ci en émettait le désir. Après tout Pépin était l'héritier de son père il serai normal que celui-ci veuille s'occuper de son éducation même si il était encore bien jeune.
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Idril
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MessageSujet: Re: [RP] Et dans un jardin, deux amoureux... [ les Arpenteurs]   Sam 19 Juil 2014 - 21:10

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Noa a écrit:
Citation :
Noa... Comment peux-tu ne serait-ce que songer à ce que j'oublie tout ce que nous avons vécu ? Nous avons deux beaux enfants, et cela rien ni personne ne pourra nous l'enlever. C'est à travers eux que le "nous" perdurera et ne sera pas oublié... jamais!

Il n'y avait pas songé, non, il savait qu'Idril ne l'oublierait pas, mais il avait besoin de l'entendre. Cela lui redonnait du souffle, un courant d'air dans une étuve. Mais ces mots là sonnaient aussi le glas de leur relation, ça y est. C'était fini. Pourra t-il un jour se pardonner ? Un goût âpre de dégoût lui prit la bouche, un dégoût de lui même... Il ne fallait pas céder maintenant, le brun voulait garder pour Idril la meilleure image de lui même comme dernier souvenir, et ça n'allait pas être facile.
Ce dernier mot “jamais” résonnait dans Noa, il voulait tout dire, jamais elle ne l'oublierait, mais jamais elle ne le revivrait...


Noa n'écouta qu'à moitié ce qu'Idril dit par la suite, il avait posé la question du “ensuite”, mais à vraie dire, la réponse lui faisait bien plus mal qu'autre chose. Il préférait dans l'instant ne pas penser à tout cela, il restait là, les yeux plantés dans ceux de son épouse, à graver son visage par peur de ne jamais le revoir. Idril n'avait jamais été aussi belle que ce jour là, peut-être était ce parce qu'elle lui échappait. On aime l'idée des choses bien plus que les choses elles-même, mais ce jour là, Noa adorait son épouse, bien plus qu'il n'aimait là savoir à ses cotés. C'était une sensation étrange, comme si qu'importe ce qu'elle ferait, l'amour indéfectible de Noa suivrait de près son épouse, avec ou sans Noa. C'était quelque chose de rassurant, une petite étincelle de survie au milieu d'un ouragan destructeur. De l'espoir peut-être. Même s'il était parvenu dans son coeur à la quitter, il avait encore beaucoup de mal à l'imaginer plus heureuse avec un autre qu'avec lui. Qu'avait-il fait de plus... N'avait-il pas profité de la faiblesse d'un femme esseulée ? Noa ne pouvait pas demander des informations sur celui qui avait volé sa vie, il n'en n'avait pas la force, et ne voulait rien entendre de cet homme là, même si au fond, il aurait voulut savoir pourquoi...

Le temps passait à une vitesse folle, Noa qui n'avait cru rester que quelques secondes dans les yeux de son épouse s'y était attardé une dizaine de minute. Quand on a l'esprit trop occupé, le temps s'oublie. Noa serait bien resté là toute une éternité, mais par respect, il devait se lever, quitter ce jardin, et ne plus se retourner... jamais. Cette pensée là le fit tressaillir, un frisson d'effroi lui parcourut l'échine. Il détourna le regard un instant, secoua une fois la tête et reposa son regard sur celui d'Idril et dans un murmure :

C'est bon, je suis prêt.

Inutile de préciser à quoi il était prêt, il fallait la quitter quoiqu'il arrive, ce serait difficile mais il le fallait. Noa plongea son regard dans celui d'Idril comme il l'avait déjà fait, un regard fait pour envouter, un regard protecteur, qui anime d'une flamme la plus inanimée des poupées. Ca allait être son dernier... Peut-être le meilleur, peut-être le pire... Qu'est ce que ça lui coutait. Et sans jamais quitter son regard, Noa de sa main droite releva le menton de son épouse, approcha ses lèvres et y déposa les siennes. C'était un baisser immobile, sans le moindre mouvement, de ceux qu'on apprécie parcequ'ils nous rapprochent, sans fougue, sans superflue, juste un baiser. Et ils restèrent là l'un contre l'autre, quelques secondes, qui durent longtemps. Une larme tout doucement traça un nouveau sillage pendant que les époux s'embrassaient. Et comme pour boucler la boucle, Noa rougit, comme au début, comme au premier. C'était le dernier, etait-ce l'ultime ?

Il fallait reculer maintenant, et se séparer... Noa prit un peu de distance. Il croisa le regard d'Idril de nouveau et machinalement, peut-être parce qu'ils devait le faire déchira des dents le bout d'une manche de sa chemise. Il y traça au fusain et d'une belle écriture sans qu'Idril le voit les mots suivants : “A jamais”, et au verso “Noa”. Il prit ensuite avec tendresse la main d'Idril, l'ouvrit délicatement du bout des doigts, y déposa le tissu, puis referma la main de son épouse pour qu'elle le garde. Il releva les yeux vers Idril tout en serrant sa main autour de la sienne et ajouta en lui souriant :

Je t'en pris, attends que je sois parti...

Il ne restait plus qu'une chose à faire pour Noa. Il se leva, cette fois, et aussi proche de la fin, son regard n'était plus soutenable, ainsi il évita sa rencontre. Les dix premiers pas pour sortir du jardin furent les plus simples, mais l'émotion le stoppa net au onzième pas, Noa craquait. Devait-il se retourner ? le regardait-elle s'en aller ou était-elle à penser à tout ça sur son banc sans se préoccuper de son départ ? Noa était debout, sa tête vrilla un peu comme pour se retourner, mais il s'arrêta juste avant. Un mal lui emplit le ventre, ce n'était plus une larme qui coulait maintenant, mais toute une armée qui fourmillait à la sortie de ses paupières. Il ne pouvait plus. Noa reprit le pas... Les oiseaux avaient cessé leurs chants... Et dans un silence... il disparut
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Idril
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MessageSujet: Re: [RP] Et dans un jardin, deux amoureux... [ les Arpenteurs]   Sam 19 Juil 2014 - 21:11

Idril avait bien remarqué que Noa n'avait pas vraiment écouté se qu'elle disait, mais comment lui en vouloir ? Elle-même n'avait fait que lui répondre sans vraiment s'étendre vu qu'elle n'avait pas réfléchit à la suite.

Quand elle se tut, ses yeux se plantèrent dans ceux de Noa qui semblait la fixer depuis un moment. Et le temps s'écoula... Jusqu'à ce que le Fissuré semble avoir un frisson. Il ne faisait pas froid pourtant... A moins qu'une mauvaise pensée ne l'ai assaillit.

La rondouillarde brunette tentait, elle, de ne penser à rien, à part à l'homme face à elle et à leur vie commune. Elle ne voulait pas qu'une autre pensée que cela viennent parasiter ce moment, bien que part moment un autre tentait de s’immiscer dans la tête fiolesque.


Citation :
C'est bon, je suis prêt.

Le murmure frappa la Fiole. Elle s'était presque attend à devoir argumenter pour que son mari accepte son point de vue, mais il semblait accepter la chose... Trop facilement peut-être, mais ne lui avait-il pas fait part plus tôt de ses sentiments sur tout ça...

Elle avait dû à son tour se perdre dans ses pensées, puisqu'elle sentit d'un coup la main de Noa lui redressant la tête, les yeux dans les siens. Et l'instant d'après elle sentit les lèvres du baron sur les siennes. Un baiser simple, juste lèvres contre lèvres, et pourtant qui signifiait tellement.
C'était comme boucler la boucle, un baiser avait débuté leur histoire, un autre la finissait. Cette simple idée fit monter de nouvelles larmes derrière les paupières closes de la comtoise.
Quand finalement Noa recula, leurs regards se croisèrent de nouveau et voir les joues rougis face à elle fit, peut-être par effet de mimétisme, monter la couleurs sur ses propres joues, rappel du début de leur histoire quand ils faisaient inconsciemment un concours de celui qui rougirai le plus... Concours qu'Idril maitrisait haut la main... ou les joues.

Noa déchira la manche de sa chemise sous les yeux surpris de la brune qui le laissa faire quand il mit le morceau de tissus déchiré et referma sa main.


Citation :
Je t'en pris, attends que je sois parti...

Le coeur d'Idril se serra. La voix de Noa semblait tellement résignée en disant cela...
Doucement, sans le quitter des yeux, elle hocha la tête en guise de réponse, serrant fermement le bout de chemise dans sa main.

Quand elle le vit se lever sans oser la regarder, une boule se forma dans sa gorge. Elle ne quitta pas son dos. Chaque pas qu'il faisait en direction de la sortie augmentait la taille de la boule dans sa gorge. Quand il se stoppa, c'est son estomac qui se noua d'un coup, s'attendant presque à une explosion de colère à retardement, mais il reprit son chemin et disparut.

Sur le banc, Idril mit quelques instant pour arriver à faire disparaitre cette boule dans sa gorge, et finit, délicatement, par ouvrir sa main et lire ce qui était sur le tissus.
La jeune femme eu un hoquet silencieux, et dans le silence du jardin pleura longuement la fin d'une belle histoire.


~~~~~~~~~~FIN~~~~~~~~~~
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