Manoir de la Fiole

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 [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.

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Mylandra
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MessageSujet: [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.   Dim 26 Jan 2014 - 21:07


    "Une étoile brille plus que toutes les autres, dans le ciel, aujourd'hui.Cette étoile, c'est toi."

L'aube se levait à peine sur les landes du Maine, la brune ténébreuse revenait en la capitale mainoise après être aller chercher ses affaires à Saintes dans le Poitou.
Une nouvelle page de  l'histoire se tourne, aujourd'hui elle avait envie de changer, de recommencer une nouvelle vie avec ses enfants.
Même si elle savait que chacun menait maintenant sa vie comme il l'entendait.
Sauf Mya, sa petite cadette de huit qui est encore trop jeune pour battre de ses propres ailes.

Alors qu'elle chevauchait Barathéon, ses pensés voguèrent vers sa petite dernière.
Les souvenirs de l'accouchement lui vint à l'esprit, la gamine avait vu le jour en taverne.
A bien y réfléchir, les quatre accouchements qu'elle a eut, tous s'était déroulé en taverne.
Soit on l'avait emmené alors que le travail avait commencé, soit elle s'y trouvait déjà.
A croire que Mylandra y passait le plus clair de son temps pour en arriver là!
Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle repensa à feue sa meilleure amie qui l'avait aidé à accouché des jumelles tous en lui indiquant qu'elle avait déjà fait ça avec une vache.
"Mais je ne suis pas une vache!" avait-elle beuglé ce jour là entre deux contractions.
Et c'est une Myl qui rigolait toute seule dans ses moustaches que l'on pouvait voir à cette instant même alors qu'elle se remémorait ses souvenirs.

Aux portes de Le Mans, la Fiole Ébréchée remercia Lanna pour l'avoir escorté et l'invita à la retrouver en taverne dans la soirée pour lui offrir des tournées.
A ces mots, elles se saluèrent puis se séparèrent chacune allant de leur côté pour comblé leur journée de leurs occupations.
D'un Mylandra devait s'occuper de son emménagement dans sa nouvelle demeure et de deux, elle voulait rapidement voir sa cadette qui avait été ramener au village de Shining où les ex Champenois avaient élu résidence.
Pourquoi ce nom? La brune se promit de poser la question au colosse lorsqu'elle le croisera.
Mais en attendant, elle traversa la capitale assez rapidement sur le dos Barathéon son frison pour rejoindre le village en question.
Une chambre lui avait été offerte dans les dépendances des Colmarker et cela lui suffisait amplement en attendant d'avoir peut-être une maison à elle.
En tous cas elle avait hâte de pouvoir se reposer avant de retrouver sa fille.
Car oui, comme dis auparavant, la gamine avait été ramené depuis l'hospice de Kermaaron en Champagne au village de Shining au Maine.
Malheureusement, depuis quelques mois cette dernière était plongé dans un profond coma après un accident dans la forêt de Compiègne.
La mère supérieur s'était occupée d'elle depuis et Coleen, qui était médecin, veillait sur son état de santé.
La brune avait confiance et espérait vraiment que sa petite fille allait un jour rouvrir les yeux et lui sourire à nouveau.

Pénétrant dans sa chambre après avoir laisser sa monture à l'écurie, Mylandra se posa lourdement sur une chaise, heureuse d'être enfin sur quelque chose de confortable que sur une scelle qui lui faisait à force mal aux fesses.
Sans plus attendre, elle s'empara d'un nécessaire à écrire et d'un vélin pour y étaler ses quelques mots à l'intention de son fils:


Citation :
Fait à Le Mans, le 26 janvier 1462,
Mon cher fils,


Je suis enfin rentrée à Le Mans sans encombre, j'espère que tu fais bonne route avec Idril votre amie.
Mya se trouve dans le village de Shining qui se trouve un peu plus au nord de Le mans.
Dis moi quand tu arriveras et je vous attendrais aux portes du village pour vous conduire jusqu'à elle.

J'ai grande hâte de te voir Adrian,
Je t'embrasse,
Maman
.

Enroulant le parchemin et l'attachant d'un ruban rouge et blanc au couleur du blason familiale, la brune accrocha le papier à la patte de son pigeon voyageur qu'elle laissa partir par la fenêtre.
Et enfin, elle s'autorisa un peu de repos en s'allongeant dans son lit en attendant que le volatile revienne de son périple.
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Adrian.L
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MessageSujet: Re: [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.   Lun 27 Jan 2014 - 1:31

La vie paisible d'un bourgeois que rien n'atteint. C'est ce qu'affichait avec application le jeune Adrian, du haut de sa vingtaine d'années il passait le temps a lire des livres, curieux de tout ou a embêter les gens en taverne... Il faisait ses armes dans le monde. Il avait pu découvrir presque par hasard qu'il pouvait prendre la place qu'il voulait il suffisait de paraître convaincu. Et voila notre jeunot qui fait le fier en taverne, se pavanant presque d'orgueil, sans vraiment croire a sa chance.

Le voila qui enchaîne les jours, meneur de sa Baronne de cousine et de sa bien aimée, qui lui en faisait voir de toutes les couleurs... Souvent la vie était facile, un obstacle et il le surmontait facilement, affichant l'aisance de celui qui n'en a rien a faire.... Pourtant... Pourtant parfois il doutait, de lui même ou de ses actions mais il ne pouvait s’empêcher d’être adulte.

Cela faisait déjà un moment qu'il avait quitté le giron maternel, gardant tout de même les préceptes enseignés, il découvrait cependant les attraits d'une femme, sa rousse, qui lui faisait tourner la tête... Plus il vivait a son coté et plus il se disait qu'il finirait par l'épouser, par la faire mère... Mais avant tout il voulait qu'elle fasse de lui un homme, chose qu'elle refusait... Mais pour combien de temps encore?

Au soir du 26; il rêvassait tranquillement a sa belle qui devait être a parcourir les sentiers forestiers quand un pigeon le retrouva dans la chambrette qu'il avait louée. Les couleurs de sa famille. Il s'empressa d'attraper la missive et de la lire... Courte, elle annonçait le retour de sa mère. Et qu'elle l'attendait.

Rox voulait absolument rencontrer Mylandra, elle voulait discuter avec elle... De cette discussion le Fiole n’était pas vraiment serein... Il adulait la rousse mais il se demandait bien ce que sa mère dirait qu'il choisisse une femme au passé trouble, de moitié plus âgée que lui... Lui faudrait il se battre pour défendre son amour? Il y était prêt. Mais il doutait cependant que Mylandra rejette Rox comme l'avait fait Lou.

Lou Ann... Il se demandait bien ou elle était, vive comme l'anguille et têtue comme une mule, la blonde avait disparue encore une fois. Noellia devait encore passer son temps au couvent... Il était question de voir Mya. Mya, sa plus jeune sœur qu'il adorait même si Lou gardait la préséance dans son cœur... Il s'empressa de trouver une plume et un vélin, gardant le pigeon captif le temps de rédiger une réponse:



Citation :
Mortagne le 27 janvier

Maman,

Nous sommes a Mortagne en Alençon, a peine deux jours de marche du Mans. Je vais voir avec ces dames quand elles seront prêtes a se rendre a ce village de Shining, dès demain j’espère, mais je ne peux pas l'affirmer.

Notre voyage fut sans encombre jusqu'en Touraine mais la bas nous avons fait face a un groupe de malandrins... Tant pis les pertes ne sont pas énormes. Nous sommes passés aussi en Orleans, ou j'ai refusé la charge de parrain d'un enfant a naître, celui de notre cousin Eflam et de la femme qui partage actuellement sa vie, je te raconterais.

J'ai aussi hâte de vous revoir,

Adrian


Scellant la missive du ruban utilisé par sa mère, il renvoya le pigeon a son expéditeur, un brin inquiet quand même... L'heure de vérité viendrait bientôt, il n'avait pas avoué non plus dans cette lettre la relation qu'il entretenait avec Rox, ni la profondeur de ses sentiments, ni ses projets... Qu'importe, il se savait avoir le soutien de la Baronne au besoin... Mais c’était d'autant mieux s'il pouvait s'en passer... Se revêtant ensuite de sa cape il partit en quête de sa moitié dans la froideur de la nuit.
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Mylandra
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MessageSujet: Re: [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.   Mer 29 Jan 2014 - 14:51

En attendant le retour de son pigeons, la brune ténébreuse s'était permise d'aller voir des amis en taverne, dont Coleen qu'elle n'avait pas revu depuis son départ pour Saintes.
Ça avait presque bien commencé, le sourire trônait aux lèvres de la Fiole même lorsque ce dernier lui montra finalement la vilaine blessure qu'il avait au visage.
Que croyait-il? Être un monstre à ses yeux pour vouloir se cacher d'elle au départ? Pour sur, se n'était pas beau à voir, mais ce n'est pas ce qui allait faire peur à Mylandra.
La Fiole ne savait pas vraiment encore où ça en était avec lui mais elle était patiente... enfin bref!

Les mots qu'elle avait entendu ce soir était comme des coups de poignard qui lui lacéraient le cœur. Le colosse lui avait dit une réalité qu'elle avait du mal à encaisser.
La Fiole allait perdre sa plus jeune fille, il lui avait dit d'aller lui faire ses adieux, mais s'était tellement douloureux.
C'est alors une femme, pour le coup totalement Ébréché, qui pénétra dans sa chambre.
Les larmes coulaient sans interruption alors qu'elle luttait pour ne pas s'effondrer à même le sol pour pleurer tout son soûl.
Comment allait-elle annoncer ça à ses enfants? Une chose était sur, Lou l'accablera de la faute. Mais Noéllia et Adrian, comment allaient-ils réagir? Ils seraient sans doute tous effondrer comme elle maintenant.

Le pigeon qu'elle avait envoyer à son fils se trouvait maintenant sur le bord de la fenêtre à picorer dans le mangeoire.
Mylandra alla lui ouvrir puis le posa sur son perchoir après lui avoir prit la réponse.
S'essuyant les yeux, elle lut les écrit d'Adrian avant de nouveau être prise d'une crise de larme.
Il fallait qu'elle lui dise la situation, mais comment? Prenant un nouveau vélin et de quoi écrire, elle marqua alors ses quelques mots:


Citation :
Le mans, 29 janvier 1462,

Adrian,
Il faut que tu viennes dès que possible, Mya n'en a plus pour très longtemps...
Je suis désolée mon chéri, tellement désolée...

Maman.

Quoi dire de plus? Comment arrivé à ne pas lui cacher? Il fallait que lui aussi se prépare face à ce malheur.
Enroulant le parchemin taché de larme puis mettant le même ruban pour le garder fermer, elle l'attache à nouveau à la patte de son pigeon et le laissa rejoindre le destinataire de la lettre.
Enfin, Mylandra prit la direction du cabinet médical ou reposait Mya...
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Mylandra
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MessageSujet: Re: [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.   Sam 1 Fév 2014 - 13:16


Un soirée de liberté... La dernière avant qu'il ne présente sa compagne a sa mère, il se demandait s'il attendait vraiment l'aval maternel... Il y pensait devant le feu de cheminée d'une taverne a Montmirail quand un pigeon s’écrasa plus qu'il ne se posa sur le rebord de la fenêtre... Chagrin pour la bête, il lui vint en aide... C’était un messager... Aux couleurs des Fioles. Surement sa mère qui lui confirmait qu'elle l'attendrait. Trouvant cela superflu il ouvrit quand même le vélin qui portait les traces d'humidité suspectes...

Il s'approcha du feu pour mieux voir et resta figé quelques secondes, n'osant croire les mots qu'il lisait... Non, la petite Mya ne pouvait pas partir, c’était impossible! Une enfant si jeune ne pouvait mourir, c’était injuste! Tremblant, il s'empara d'une plume, même pas d'un vélin vierge et écrivit a la suite du message de sa mère, dans sa hâte:


Citation :
Maman,

Je serais la a l'aube

Adrian

Pas le temps de poser des questions, pas le temps non plus d'organiser l'arrivée ou de s’inquiéter... Il fallait qu'il voit Mya, il ne pouvait croire qu'il allait la perdre... Il renvoya le pigeon sans plus d'égard avant de quitter la taverne pour s'en aller brusquer sa cousine, les enfants et sa compagne... Hors de question de se reposer ce soir, il lui fallait rallier très vite le lieu ou était sa petite sœur...
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Mylandra
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MessageSujet: Re: [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.   Sam 1 Fév 2014 - 23:37


le 1er de février

Le Mans... Une ville de fous, cauchemardesque au sens de la jeune Fiole, il n'arrivait pas a comprendre comment sa vie simple et facile avait pu tourner a l'horreur en quelques jours...Il avait prévenu sa mère qu'il arrivait et il l'avait fait mais il n'avait su trouver sa mère ou sa sœur avant le soir du 31 et quelles retrouvailles! Il venait de passer deux jours a chercher et sa mère et l'hospice ou reposait sa sœur et il trouvait enfin la première dans une taverne, en pleine dispute avec un espèce de géant qui avait pris en grippe un Elvariand angoissé au sujet de sa petite sœur...

Pas vraiment un soucis pour le brun, habitué a s'attirer immédiatement l'iniquité des hommes et que celui ci se voit tourné autours par sa mère n'arrangeait rien... Mais peut lui importait, il voulait voir Mya! Le jeune homme après un entretien avec sa mère consent enfin a retourner voir l’apathique médicastre et c'est ainsi que commença le plus absurde quiproquo de la vie du brun. A son entrée en taverne il pu apercevoir l’éclat rougeoyant de la chevelure de sa rousse dans un combat d'oeufs et de farine... Guère le temps de présenter sa compagne a sa mère qu'il se voit écrasé un oeuf sur la figure par Myl

Surpris du geste il n'a le temps que de s'essuyer dans cette scène apocalyptique que la Baronne fait son entrée, ramenant le calme par la présence de ses jeunes enfants, Adrian s'empresse alors de rejoindre sa compagne dans l'optique de la présenter mais les événements s’enchaînent, Mylandra se fâche d'un mot anodin de Rox, le médicastre part, Rox se fâche a son tour, reprochant a Mylandra des choses que le brun n'avait pas pris en considération jusque la mais... L'annonce de l’état de sa sœur, le dernier courrier qu'il avait reçu et qu'il n'avait pas voulu croire avait vexé Rox, il n'avait pas dit a sa compagne ce qu'il refusait d'admettre...

Et voila que la rousse disparaît, le brun reste a expliquer, calmer sa mère qui cherche a se disculper... Mais de quoi en fait? Un profond sentiment d’incompréhension et d'irréalité étreint l'esprit d'Adrian... Plus tard il prend sa plume pour écrire a Rox, lui expliquer... Et il la recroise dans la nuit, alors qu'il refuse de rejoindre une couche ou elle ne sera pas... Elle se cuite consciencieusement et lui annonce son départ. Sonné, dévasté le brun refuse de comprendre... Il refuse d'entendre les mots distant qu'elle lui sort, appuyant juste la ou le bat blesse... Assaisonnant de sel un cœur déjà trop a vif.

Les mots sont durs, blessants et mènent le brun a une nouvelle nuit d'insomnie... Que peut il faire pour sa sœur? Quoi faire pour Rox? Il fini par prendre son courage a deux mains et par forcer le destin, il entre dans le fameux village de Shining et on lui indique bien vite le dispensaire... Les sœurs font quelques difficultés, qu'il écarte aussi vite... Rien ne l’empêchera de venir au chevet de sa plus jeune sœur. Il y parvint enfin, elle est la, reposant inerte... Il prend une petite main entre les siennes, contemplant le visage qui semble pourtant serein... Pourquoi s'en irait elle?

Il repense a une conversation qu'il avait eue avec Lou en Orléans, quand celle ci accusait leur mère de ne pas s'occuper de leur sœur mais de plutôt passer son temps a fricoter... Perturbé par la rousse qui n’était pas encore a lui, il avait fomenté le projet absurde d'enlever Mya a Mylandra, Adrian et Lou sauraient s'occuper de la petite... Mais le brun a ce moment a une mission, porter un colis a Murât et quand il en revient il est déjà trop tard... Aurait il du venir récupérer sa sœur a ce moment? Les regrets, amers, viennent a présent ajouter leur venin au brun déjà bien malmené...

Il reste la une bonne heure, dans sa sinistre contemplation, les pensées tournées vers ses insuffisances... Sans même s'apercevoir des larmes qui se tracent un chemin sur ses joues ombrées d'une barbe qu'il a oublié de raser... Une heure avant qu'une sœur le mette dehors en lui disant qu'il était l'heure du déjeuner des patients... Désœuvré il reprit le chemin du Mans il fallait qu'il écrive a Lou... Qu'il écrive et qu'il fasse part d'une idée qui venait de germer en lui... Enlever Mya maintenant et la soigner, l'entourer d'amour pour qu'elle ouvre les yeux...

Repassant en taverne, décidé a discuter avec le médicastre pour savoir quels soins avaient été donnés a sa sœur, s'il y avait eu des saignées pour soulager le sang dans sa tête... Hélas voila le médicastre qui sort a l'entrée du brun, arguant qu'il veut les laisser en famille... Et Mylandra qui lui courre aussitôt après, le laissant avec Roxanne. La vue de sa bien aimée sans pouvoir la toucher, l'enlacer avait quelque chose d'insupportable... Et elle réitérait dans son idée de départ, de le laisser tomber... La pensée acide, que c’était pour rejoindre un autre effleura l'esprit d'Adrian, il laissa ses lèvres la formuler... Qu'avait il a perdre? Elle avait déjà décidé de partir...

Il espérait juste qu'elle emmène la Baronne avec elle... Adrian sentait en lui une profonde rébellion, il n'avait pas envie de réprimer la violence qu'il savait poindre... Que Rox soit loin, avec Idril et surtout Pépin, cet enfant qui adorait lui chigner du nougats... Il ne voulait pas que ces personnes qu'il adorait voient a quel point il sombrait, ni quand sa rage s'eveillerait... Les mots sont durs a nouveau et il fini par l'envoyer au diable alors qu'elle le salue d'un "Messire" impersonnel et insultant alors que la rousse qu'il avait rencontrée s'etait ri de ses manières de jeune homme bien elevé et de son vouvoiement... Ils en etaient la. A se demander si le sort s'acharnait sur lui.

Rentrant a l'auberge il prit une plume et des parchemins avant d'écrire deux lettres, l'une pour sa cousine et l'autre pour sa sœur Lou:


Citation :
ma chère Cousine,

Apprenez ce jour le départ de Roxanne pour Mortagne, elle ne se sent pas vraiment a sa place au Mans et je ne peux que la comprendre au su de la situation... Ayez la gentillesse de l'accompagner, je ne suis pas sur qu'il soit temps de lui donner un congé, je l'ai blessée et je suis inquiet pour elle.

De grâce, partez avec, je m'en sentirais plus rassuré.

Infiniment votre,

Adrian

Ça c’était la partie facile... Idril et Rox étaient liées l'une a l'autre et c’était ce qu'il y avait de mieux aux yeux d'Adrian, la Baronne avait besoin de quelqu'un qui ne la laisse pas s'abattre, qui l'oblige a prendre confiance en elle... Et il savait que malgré tout Rox aimait bien la Baronne... Et puis ainsi il aurait un contact auprès d'elle, des nouvelles... Un pigeon porta cette première missive avant qu'il se lance dans la rédaction de la seconde:

Citation :
Ma Lou,

Je sais bien que je t'avais assurée de ne pas te harceler et de te laisser te retrouver lors de notre dernière conversation et ton départ, mais les événements font que je viens rompre ce vœu de paix...

J'ai essayé de te suivre depuis Noel en Franche comté, en Bourgogne et en Orléans avant de te perdre, maman m'a dit que tu étais retournée vers Saintes et qu'elle t'avait ratée a ce moment. Pour ma part je traînais a Mortagne avec notre cousine Idril et ma compagne en attendant que notre mère revienne en Maine et me laisse voir Mya...

J'ai reçu une lettre de maman juste avant d'arriver au Mans, elle disait que Mya était mourante, je suis arrivé en catastrophe et c'est un vrai cauchemar ici, j'ai du attendre deux jours pour voir Mya et encore, maman préfère courir après le médicastre que de s'occuper de notre sœur...

Tu avais raison, sur toute la ligne... Je regrette de ne pas avoir fait la route vers la champagne comme on en avait parlé et d'enlever Mya pour m'occuper d'elle. Je l'ai vue ce matin, seul, puisque mère est trop occupée.

Je compte l'enlever maintenant, je suis sur qu'entourée d'amour et de soins constants, elle s’éveillera si on se soucis vraiment d'elle... C'est pas l'idiot de médicastre que j'ai pu voir ou notre mère qui l'entourent d'assez de soins...

Viens si tu veux, ou dis moi ou tu es... Je crois que toi aussi tu peux mieux aider notre petite souris, je te rejoindrais avec elle.

Je t'embrasse

Adrian

Et un nouveau pigeon porta cette missive... Le brun hésita a en écrire une pour sa rousse mais ne pu s'y résoudre... Que pourrait il lui dire? Elle le traitait comme un étranger... Il se passa la main dans les cheveux avant de leur donner un coup de brosse puis il prit le chemin du dispensaire pour retourner auprès de Mya... Il ne voulait pas de la compagnie des gens a l'instant.
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Mylandra
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MessageSujet: Re: [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.   Sam 1 Fév 2014 - 23:40


[ 1 février dans une auberge]

Assise sur le lit dans la chambre qu'elle avait louée, Idril songeait à ses retrouvailles avec sa tante et à ce qu'elle avait compris durant cette soirée atypique.

Quand son cousin lui avait dit qu'ils allaient rejoindre Mylandra, la jeune femme en aurait presque bondit de joie et avait pensé pouvoir parler de ses inquiétude de mère pour la santé de sa fille. Après tout qui mieux que sa tante, à défaut de feue sa mère, aurait pu la conseiller et la rassurer ?

Mais quand elle avait poussé la porte de la taverne elle n'avait plus songé à tout cela.
La soirée de retrouvailles avait tournée cours, et c'est un peu perdu que la comtoise avait quitté la taverne avec ses enfants.

Découvrir sa tante du jaune d'oeuf dans les cheveux, de la farine sur les vêtements, comprendre que l'amusement du petit groupe n'était pas exceptionnel, et finir par découvrir la véritable raison pour laquelle son cousin voulait tant venir au Mans, à savoir l'état de santé des plus inquiétant de la petite Mya avait laisser une drôle d'impression à la Fiole.

Sans oublier Roxanne, dont le franc-parlé avait heurté Mylandra - pour ne pas dire que la rousse avait carrément déplus à la mère de son compagnon - et qui avait mal encaissé le silence d'Adrian. La rousse avait un caractère affirmé - le contraire de la baronne- mais elle avait besoin d'être utile, de ne pas être mise de côté, et cela Adrian l'avait omit durant les derniers jours.

Perdue, ne sachant comment interpréter le comportement de sa tante, inquiète de ne pas connaitre l'état exact de sa cousine, spéculant sur Roxanne et Adrian, Idril avait passé la journée à ne s'occuper que de ses enfants.

Elle avait cru comprendre que l'un des "enfarineurs" de la veille était médicastre, elle qui cherchait depuis des mois à faire ausculter sa fille aurait pû, voir dû, sauter sur l'occasion... Mais non, l'homme ne lui avait pas inspiré confiance et pour sa fille elle voulait le meilleur des médecin, même si pour cela elle devait encore chercher durant plusieurs mois.

C'est donc dans ce contexte de doute intérieur qu'elle reçut le courrier de son cousin, qui ne fit qu'augmenter son inquiétude et son malaise depuis la veille.



Citation :
Mon cher cousin,

Je ne peux que confirmé que vous avez blessé Roxanne, au moins par votre silence.

Je comprend qu'elle ne se sente pas à sa place dans cette ville, moi-même je ressent une sorte de malaise. Je l'accompagnerais donc ne vous inquiétez point pour cela.

Fiolesquement

Idril

Une fois le pigeon relâché pour porter sa réponse, la comtoise se sentit d'un coup moins oppressée, comme si le fait de partir d'ici lui ôtait un poids de la poitrine.

S'activant en silence pour ne pas réveiller ses enfants, elle fit ses bagages, se demandant quand mêem comment elle allait pouvoir retrouver la rousse avant qu'elle ne parte vers Mortagne sans se retourner.
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Mylandra
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MessageSujet: Re: [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.   Sam 1 Fév 2014 - 23:41

    "Comment faire écrouler le monde autour de soit en une leçon!"

Un cauchemars, oui s'en était un et il avait commencé la veille en taverne lorsque la brune se disputa avec le colosse. Et cela continua lorsque son fils arriva en taverne et que lui aussi se prit la tête avec lui parce que ce dernier s'inquiétait pour sa petite sœur.
Et le summum fut quand Adrian lui présenta sa... compagne... Roxanne. Une femme qui ne mâche pas ses mots, sans doute qui ne fait pas attention à ce qu'elle dit et qui mentionna Mya comme "la gamine qui ne cause pas".
Pour le coup, ça avait un peu agacé la Fiole Ténébreuse qu'on parle de sa fille comme ça. S'était peut-être anodin, mais la fatigue, le stresse et les crises de nerf ne l'avaient pas aidé à analyser ses dires.
Mais le pire dans tous ça c'est quand elle s'autorisa à lui donner une leçon alors qu'elle ne la connait même pas d'un iota.

Depuis, son fils s'était éloigné. La brune n'avait même pas put accueillir sa nièce comme il se doit avec tous ce merdum. Et elle n'était pas encore aller voir Mya avec Adrian.
Mya, son cœur se serra lorsqu'elle repensa à sa fille qui se trouvait au dispensaire à ce moment même.
La mine sombre, la Fiole ténébreuse alla récupérer son frison Barathéon à l'écurie puis se dirigea au dispensaire pour y retrouver Mya.

On était au milieu de l'après midi, arrivé sur place, la ténébreuse attacha la bride de son cheval à l'anneau qui se trouvait prêt de l'abreuvoir après avoir flatté son encolure.
Puis sans attendre, elle pénétra dans la bâtisse pour se diriger droit vers le chevet de sa mini brune.
Quelques bonjour au passage des sœurs qu'elle croisait pour enfin découvrir son fils près de Mya.
Mylandra resta quelques instants figés au pas de la porte, la mine grave alors que ses yeux observait le dos de son fils recourber au chevet de Mya.
D'un soupir triste, elle s'approcha alors et posa sa main sur l'épaule du jeune homme en y mettant une légère pression pour compatir à sa douleur.
En silence, elle fit le tour du lit puis s'appuya sur l'entête pour déposer un tendre baiser sur le front de sa fille.
Se redressant, elle s'assit au bord du lit puis prit sa petite main inerte dans la sienne.
Tout en ne détachant pas son regard de la petite silhouette frêle de la mini brune, elle murmura ses quelques mots:


Depuis que je l'ai trouver dans la forêt de Compiègne, j'ai prié tous les jours que dieu fait pour qu'elle ouvre à nouveau ses yeux et qu'elle me sourit à nouveau...

Une larme s'échappa de ses cils pour rouler sur ses joues déjà bien humidifiés, elle ferma les yeux un instant avant de les poser cette fois sur son fils.

Les médecins, dont Coleen, ont tous fait pour elle, ils se sont démenés à lui prodiguer les meilleurs soins... mais ... ça n'a pas suffit.

Cette fois, elle passa une main tremblante pour s'essuyer la joue avant de continuer.

Si tu savais à quelle point je m'en veux de ne pas avoir veiller sur elle. Je sais très bien que Lou a raison, j'ai été égoïste de ne penser qu'à ma petite personne.
C'était le première fois que je me sentais bien dans ma peau, à rire avec Coleen et Legohan. C'était la première fois que mes propres enfants passaient en second plan et je m'en veux tellement.
Si je pouvais, j'échangerai ma vie pour sauver celle de Mya... Je ne peux pas concevoir de la perdre...


Et se fut à chaude larme que la Ténébreuse eut finit son discours, même si elle récoltait l'animosité de son fils, elle était prête à payer.
De toute façon, la vie ne pouvait lui faire comme pire cadeau que la mort de sa cadette.
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Mylandra
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MessageSujet: Re: [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.   Dim 2 Fév 2014 - 20:50


Les soirées passent et ne se ressemblent pas.Elle avait bien commencé en taverne.On s’amusait bien.Puis un chevelu brun était rentré.Premier abord pas grand-chose à dire.Formule de politesses échangés puis j’apprend que c’est le fils de Mylandra.Rien à redire.J’écoute et je répond et la la phrase de trop.

Les mots à ne pas prenoncer.L’argent et moi ça a toujours fait deux.Je n’aime pas cette chose qui change bien souvent les gens et leur font croire qu’ils ont un pouvoir sur les autres.
J’ai cru voir un clône d'Ereon cet instant la,et j’ai vu rouge.
Entendre dire « l’argent des fioles ne peut pas la sauver? » Mais il croyait quoi le gamin?

On est tous égos devant une chose:la mort.Elle se fou que vous soyez beau ou riche,pavre,méchant ou moche.Elle vous prend quand c’est votre heure et elle ne fait pas de cadeau.

On avait tout fait avec l’équipe du dispensaire,qui ne comptait pas moins de 5 médecins déjà présent en Maine sans compter les bonnes sœurs qui avaient de la bouteille.Alors s’entendre dire de telles idioties ne pouvait qu’entrainer la suite.

Bref je m’étais calmé et avait pris l’air puis laissé une seconde chance au jeune homme.Après tout il était inquiet pour sa sœur et à sa place il est vrai que je tenterai l’impossible aussi pour la sauver.


Mais ça n’avait pas suffit.Je sentais bien qu’il me prenait pour un imbécile.Tout ce que je faisais était mal interprété.
Je les laissais en taverne entre eux et je passais forcément pour un boudeur.Alors que franchement leur règlement de compte familiaux j’en avait rien a fiche.

Et Myl que j’aurai bien tarté qui au lieu de rester avec les siens s’empressait tel un toutou de me courir aux miches.
Il avait fallu que je me mette en colère pour qu’elle comprenne enfin les choses.
J’étais fait de marbre il fallait qu’elle ouvre les yeux,elle se briserait sur moi sinon.

Je faisais tout mon possible pour ne pas garder une image négative du Fiole Fils.
Mais j’avais sincèrement du mal.
Il avait finis par se déplacer voir sa petite sœur et l’équipe du dispensaire l’avait accueillit comme il fallait.Puis on l’avait laissé auprès de la petite.

La pauvre gosse avait pris un tel coup sur la tête que je me demandais encore comment on l’avait maintenu en vie.
Son cerveau devait être en bouillie mais comment dire cela à son frère?Impossible de lui infliger trop de détails.La gamine n’avait aucune chance de sortir de son état végétatif et nous n’avions aucun moyens de la garder comme cela encore longtemps.Après libre à lui de la déplacer et de la montrer à un autre médecin,mais j’avais bien peur que le simple déplacement la fasse trépasser.
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Mylandra
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MessageSujet: Re: [Forum I - Gargote Mainoise] On ne se console jamais de la mort d'un enfant.   Dim 2 Fév 2014 - 22:33

{Royaume de France, entre Pimpoyes-les-Bains, et Trifouilly-les-Oies.}


La journée avait bien commencé . Enfin, bien... tout était relatif.
Mais pour une fois depuis bien longtemps, elle n'avait pas essuyé d'attaque sur la route, avait trouvé une auberge dont les prix défiaient toute concurrence et surtout, aucun empêcheur de déjeuner en rond à plusieurs lieues à la ronde !
Fallait dire que Lou savait se contenter de peu, et une journée sans un casse-pieds, c'était du luxe !

Trop beau pour durer !

Attablée tranquillement dans une taverne, hermétique à tout ce qu'il se passait autour d'elle, il avait fallu qu'elle tourne la tête et perde son regard un instant par la fenêtre ... Forcément, il était parvenu à attirer son attention, l'encapuchonné ! Aussi discret qu'un épouvantail au milieu d'un champ en jachère. Car oui, elle l'avait reconnu, le larbin de son bien aimé frère, et celui-ci n'avait certainement pas eu le temps de lui apprendre l'art du camouflage car bien fol était celui qui pensait ne point être remarqué derrière un arbre dont la circonférence n'était guère plus importante que celle de sa cuisse.

Le temps d'avaler quelques gorgées de tisane qu'elle améliorait habituellement de mirabelle, qu'Alain, le larbin avait quitté sa cachette, laissant un instant la blonde espérer son départ. Sûrement avait-il assez d'informations à donner à son maître.
Elle se contenta de soupirer, car malgré l'agacement que cela provoquait en elle, Lou y voyait toute l'affection que son grand frère lui portait. Cela faisait quand même un long moment qu'elle se sentait suivie, et d'ailleurs heureusement qu'elle l'avait vite reconnu sans quoi son frère n'aurait plus eu de serviteur depuis bien longtemps. Elle n'en avait jamais rien dit, se contentant de s'en amuser ou de marmonner entre ses dents, mais cela... c'était courant chez la blonde.

Son breuvage enfin terminé, alors qu'elle s'apprêtait à se lever, la porte s'ouvrit sur l'encapuchonné, qui, pensant passer inaperçu, alla s'installer à une table non loin de la sortie. L'occasion était trop belle de le surprendre et il ne fallut pas longtemps à Lou pour se retrouver face à lui, mains posées sur la table.


- Alors mon mignon, on a fini son travail et on vient se rincer le gosier ?

L'encapuchonné fit mine de ne pas la connaître et ne rien comprendre, ce qui agaça la blonde au plus haut point. Lou ne put se retenir de lui rabaisser violemment la capuche.

- Bon alors, ma patience a des limites ! Que fais-tu là ? Mon frère te paie pour me suivre et tu lui rends des comptes, je me trompe ?

L'homme opina du chef, craintivement, c'est qu'il le connaissait le caractère de la Fiole.

- J'avoue Mam'zelle Lou, mais faut l'comprend', s'fait un sang d'encre pour vous !

- Un sang d'encre ? Mais je ne suis plus une enfant ! Et quand bien même, il aurait pu trouver mieux non ? Sérieusement, Alain, la discrétion n'est pas ton fort !

Le regard métallique de la jeune femme accompagné d'un rictus n'était pas pour le rassurer. Fallait qu'il aborde sans tarder l'objet de sa venue .

- En fait Mam'zelle, fallait qu'j'vous vois, mais j'savais pô comment m'y prendre,enfin... pour pô qu'vous compreniez que j'vous suivais. Vot'frère m'a laissé un pli pour vous, il a dit qu'c'est urgent...

Pli que Lou lui arracha des mains à peine il le tendit.


Même endroit, un long moment plus tard...

Alain n'avait jamais vu Lou ainsi. A la lecture de la missive, elle était passée par plusieurs phases, du sourire au coin des lèvres, aux yeux larmoyants... en passant par un regard froid, presque éteint, empreint de colère, voire de haine même, puis le même rictus d'agacement qui ne semblait plus quitter son visage.

Et puis elle avait disparu, laissant le serviteur à sa choppe, sans mot dire...

Il avait cru qu'elle avait besoin de s'isoler un temps, certainement une mauvaise nouvelle, du moins le pensait-il face à l'urgence du pli, et puis comme il ne savait pas lire de toute façon...

Et puis elle était réapparue, une autre missive en main, tenant de l'autre une bourse remplie.


- Ceci est ma réponse, et cette bourse pour te remercier. Je pense qu'il y aura suffisamment pour que tu perdes ma trace, n'est-ce pas ?

Lou posa le tout sur la table et quitta prestement la taverne, suivie bien longtemps après du larbin, quelque peu aviné, qui devait s'en aller retrouver son maître.



Citation :
Très cher frère

Laisse-moi te dire que ton larbin n'a pas inventé l'eau tiède ! S'il a des talents qui te conviennent, je doute que la discrétion et la filature soient dans ses compétences.

Ainsi donc, notre mère n'a pas changé ? Ravie que tu me comprennes enfin ! Que veux-tu elle veut vivre pour elle... laissons-la donc faire. Je suis bien placée pour savoir que l'égoïsme n'apporte jamais rien de bon, mais j'ai dans l'idée qu'elle s'en apercevra assez tôt. Déjà il lui faudra vivre avec mes reproches sur la conscience. Si je lui ai pardonné son attitude envers moi, je lui pardonnerai jamais pour Mya, et ça elle le sait.

Tu as beau être l'aîné, il m'incombe de devoir t'ouvrir les yeux : Mya va mourir !

Même si à un moment donné nous avions projeté de l'enlever, qu'aurait-on pu faire ? Je n'y connais rien en médecine mais je sais qu'un long voyage n'aurait fait qu'empirer son état.

Si maman ne l'avait pas délaissée pour se pavaner auprès de la gente masculine, ça ne serait peut être pas arrivé, si je n'étais pas partie sur un coup de tête après ma dispute avec maman, j'aurais pu être là pour elle, si tu avais su plus tôt tu aurais peut être pu lui trouver d'autres médecins, ou bien l'entourer d'amour comme tu le dis, et elle serait toujours parmi nous à nous ravir par son sourire et sa joie de vivre. Ca c'est ce que se dit notre culpabilité .. Mais peut être que même si nous l'avions tous entourée d'amour, ce serait arrivé quand même.

Tu n'imagines pas comme j'ai pu prier, et je sais que tu l'as fait toi aussi, nous l'avons tous fait. Mais c'est la volonté divine, et si le Très Haut la rappelle à lui, je me dis qu'elle sera sûrement plus heureuse. Pourquoi vouloir la retenir ? Qui peut combattre la faucheuse ?

Ne crois pas que je te dise tout cela de gaité de cœur ! Je souffre à cet instant comme jamais. Et l'idée qu'elle nous quitte ne fait que raviver la colère qui sommeille en moi. Mais la mort n'est que la continuité de la vie, et l'amour qu'on a pour elle et qu'elle a pour nous, lui ne mourra jamais.


Je préfère ne pas te rejoindre, si je venais à croiser notre mère, je crois que ça se terminerait très mal, et je serai bien incapable de supporter de voir Mya dans cet état ou même...

Prends soin de toi, je t'embrasse.

Ta sœur qui t'aime.

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