Manoir de la Fiole

Forum en lien avec le jeu en Ligne les Royaumes Renaissants
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Une rencontre des plus cordiales...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Larouchka
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 13
Date d'inscription : 15/04/2012

MessageSujet: Une rencontre des plus cordiales...   Dim 6 Jan 2013 - 18:17

J'avais traversé l'entrée et poussé les portes du petit salon, ma robe balayait le sol dans un frou frou silencieux, rendant l'atmosphère plus étrange encore. Enlevant ma cape, je la tendis à un domestique, dévoilant ainsi ma tenue d'un vert foncé qui seyait parfaitement à ma chevelure miel. Les manches et le col était rehaussés d'un peu de fourrure sombre. L'ironie voulait qu'il fut impossible que la Dame de Pettinengo me prenne pour une bonne, à moins qu'elle ne fusse aveugle, ce qui était loin d'être le cas.

Rosa était déjà là, la collation étant prête. Je lui souris aimablement. Elle était la seule que j'employais moi-même, je l'avais embauchée à nouveau, comme du temps où je vivais à Genève avec mon tendre époux, Gabriel. Elle avait été la confidente de bien des tourments, de bien des doutes et ça avait été un plaisir de la retrouver, à un moment ou j'avais besoin d'elle, plus encore que jamais. Il y avait toujours eu une grande déférence entre nous et peut-être était-ce pour ça que je l'appréciais tant. Elle avait une grande délicatesse et un tact que je connaissais à peu de monde. Je m'avançais vers elle.


Rosa, comme toujours vous faites des merveilles. Merci à vous!

Je me penchais vers Elisette qui me tendait les bras et la prit à mon coucou. De sa petite menotte agile, elle me montrait nos invitées en babillant dans son charmant verbiage.


Maman? Ce sont des zoulies Dames!!!

Les yeux pétillants, ma blondinette n'était en reste, je ne pus retenir un petit rire frais.

Oui, mon adorable, ce sont de très jolies dames et ce sont aussi nos invitées, il faut être très courtois avec elles, sinon papa serait fâché!

Me tournant donc vers elle, je leur présentais notre premier trésor.

Votre Grandeur, Damoiselle, je vous présente notre fille aînée, Elisette Colomba de la Fiole Ebréchée.

Jetant un regard au garçonnet que tenait la comtesse, j'esquissais un sourire.

Nos enfants semblent avoir à peu près le même âge, je suis certaine qu'ils seront ravis d'avoir un nouveau camarade de jeu!

Je posais Eli au sol, l'enjoignant d'aller saluer les deux femmes ce qu'elle fit avec empressement, accomplissant une petite révérence adorable.

Il ne manquait plus que Beren.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Juliette..
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 8
Date d'inscription : 06/01/2013

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Dim 6 Jan 2013 - 22:12

A l'entrée du salon, les yeux de Juliette se promenèrent jusqu'à tomber sur une ravissante petite fille. L'une des filles de Béren à n'en point douter... A la remarque qu'elle fit, Juliette ne pu que faire un doux sourire à l'enfant qui n'avait rien à craindre de sa part...
Lara continuait de faire les présentations mais s'en était trop pour Juliette qui n'arrivait plus à tenir debout... D'un geste elle montra l'un des fauteuils à Blanche qui la guida et l'aida à s'y installer.

Avant même que quiconque ne fit une remarque, Juliette s'expliqua :


Vous m'excuserez pour ce manque de politesse, mais, malheureusement, mon corps ne me permet pas de rester debout trop longtemps... Les médicastres me l'ont d'ailleurs interdit...

Elle poussa un léger soupir, cela lui coutait tellement de ne plus avoir la vigueur ou la fougue d'avant... Elle ne s'en sentait que plus diminuée face à la compagne de Béren. Qu'importe... Elle trouverait bien d'autres atouts à mettre de l'avant...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nashia
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 5
Date d'inscription : 25/05/2011

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Dim 6 Jan 2013 - 23:03

La mère fit comme la fille ses yeux se promenant partout et souriante la naine tandis sa cape a la valetaille de la maisonnée. Tout en admirant le lieu.

Votre demeure est des plus exquise ma Damoiselle.

Puis son regard tomba sur Elisette, et sa tendresse de mère se ranima aussi sec. Car il est bien connu que le meilleur moyen d'adoucir une Nash est de lui foutre un marmot dans les bras Et ça ne rata pas ! La naine se mit a sourire, un sourire doux et tendre. Sourire que de rare personne avait déjà vue sur sa figure. Parce qu'elle savait se contrôler la naine, du moins devant les immonde adulte, pas devant ces petits bout d’innocence pure.
Alors quand l'enfant lui fit compliment Nashia craqua complétement, un sourire gigantesque apparue sur les lippes qui cinq minutes avant étaient fermement pincées, et d'une voix tendre, si loins des paroles dure avec les quelles elle commandait son monde elle prononça


Oh Dios ! Si nous somme jolies ma chère enfant, vous êtes magnifique, digne d'une Princesse de France ou de Navarre.

Oui car tous savait que les filles de Blanc Combaz était toute très belle. Bien qu'elles aient le mauvais goût de s'habiller autre part qu'au doigt d'or. M'enfin ça ! C'est une autre histoire. La femme déposa a son tour le marmot au sol. Ronan était d'une nature plus timide il se contenta de chercher les jupes de sa gouvernante. Suson qui en retrait le poussait a aller saluer dignement la demoiselle.
Oh grotesque salut d'adulte fait par un enfant de quatre ans. Fierté d'une mère qui regarde son plus jeune et unique fils faire une légère révérence le pouce dans le bec.
Puis son regard retombe sur son ainée affalée sur un fauteuil, les yeux s'agrandisse comme des soucoupe, la bouche s’entre-ouvre pour rappeler a l'ordre la demoiselle. Mais celle ci la devance. Alors un poil plus tendue la naine incline la tête.


Pardonnez nous, la route fut des plus longue, et Juliette est en pleine convalescence. La pauvre s'est faite attaquée par des brigands sur la route. Le Chevalier qui l'accompagnait s'est fait submergé par la même. Le voyage fut difficile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Larouchka
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 13
Date d'inscription : 15/04/2012

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Lun 7 Jan 2013 - 11:52

Effectivement, à donner dans le "Vostre Grandeur", on aurait pu croire que je me foutais ouvertement de la Pettinengo. Mais ce n'était même pas le cas. En fait, je ne m'y connaissais aucunement en titres et autres fanfreluches de ce genre, j'avais sorti ça comme ça, me fichant éperdument de passer pour une gourde inculte. Quand la dame en question me fit l'étalage de ses armes et autres titres de son frère, je me retins néanmoins de lui rire au nez et je lui fit un sourire charmant. La conclusion de notre passage du perron au salon, m'avait fait comprendre que ma personne n'était pas désirée et que visiblement je gênais. Tant mieux, c'était dans la coutume que je ne sois jamais au bon endroit au bon moment et si cette femme pensait mener à bien ses petites manigances, car pour moi, c'était clairement de petits manigances, et bien je me ferais un plaisir d'être L'Epine dans le pied! Et nous savons tous comme elle peut être désagréable cette épine.

Jusque là, cependant, tout se passait bien. Il n'y avait pas eu mort d'homme, ou de femme, et les relations restaient froides, mais courtoises. Je souris à la jeune Juliette qui s'installait.


Mais je vous en prie, n'êtes-vous point venues ici pour prendre du repos? Faites comme bon vous semble. Nous vivons simplement et sans aucune étiquette, ne vous inquiétez donc pas, chère enfant, et installez vous confortablement.

Me tournant vers la mère, sans pourtant lâcher la fille des yeux, je faisais mon devoir de maîtresse de maison. J'avais l'impression de jouer à la dînette et la situation étant plutôt coquace, je m'en délectais.

Désirez-vous boire quelque chose? Nous avons des alcools forts ou plus doux mais aussi des boissons chaudes. Peut-être qu'un vin chaud aux épices vous satisferait et vous réchaufferait après votre route?

Faisant un petit signe de la tête à Rose pour qu'elle se tienne à disposition, je continuais la conversation. La Pettinengo donnait dans le demoiselle et ça commençait un peu à me titiller l'oreille.

Le Demoiselle n'est pas de rigueur, je vous en prie, mon mariage avec feu mon époux m'a fait quitter ce statut et je ne pense plus avoir l'âge d'être une demoiselle! Sinon, appelez-moi Lara, ce sera aussi simple!

Et mon sourire s'étira, fin et espiègle. Pragmatique et réaliste. Je savais que la situation, ou plutôt, le combat était loin d'être gagné. En fait, sans m'avouer vaincue d'avance, je savais Beren assez mal dans son être pour être d'une indécision aussi touchante que navrante et, avant toute chose, je comptais me battre pour nos enfants. N'étaient-ils pas les héritiers de Beren, son sang, ses amours? Toute autre femme aurait vu de la même façon l'arrivée de cette jeune fille et de cette femme, sachant leurs desseins, ou plutôt, une partie de leurs desseins. Je n'avais pas sortie les griffes et je ne comptais pas le faire, pour le moment. L'enfant me touchait, plus que je ne l'aurais voulu et je sentis que le combat que j'aurais à mener ne serait pas directement contre elle, mais contre sa mère qui s’avérerait, à n'en pas douter, une adversaire de taille - sans jeu de mot aucun sur sa hauteur! -.

Attentive, je la regardais donc, cette Pettinengo, sans même me douter que ce put être cette femme dont m'avait parlé Beren et je l'observais, conquise par ma fille. Il était vrai que nos enfants étaient touchants et, certainement tout autant qu'elle, j'en sentis mon coeur se réchauffer, un peu.


J'espère que votre repos sera bon. Les brigands des grands chemins ne sont généralement pas tendres et vous êtes chanceuses de vous en être tirés à si bon compte, j'espère que le Chevalier qui vous accompagnait s'en remettra et que vous même passerez un agréable séjour en votre demeure. Surtout n'hésitez pas à me faire appeler si vous manquez de quoique ce soit. Vos chambres sont prêtes et vous pouvez rester ici autant qu'il vous siéra.

Malgré l'ambiance tendue, la proposition était sincère. Je pouvais être sans coeur, mais je savais être juste. Beren m'avait parlé en excellent terme de ces deux femmes et je ne comptais pas me les mettre à dos, même si les apparences cachaient bien des choses.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Juliette..
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 8
Date d'inscription : 06/01/2013

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Lun 7 Jan 2013 - 13:22

Elle regarde sa mère avec un regard perdu... Croit-elle que cela l'amuse d'être aussi faible ? Aussi pathétique ? Si elle n'avait pas cette fierté propre à son sang, elle serait déjà en train de pleurer... Il faut se ressaisir, il faut faire abstraction...

Elle reporte de nouveau son attention sur Lara, belle à n'en pas douter, charmante, sachant mettre de côté la rancoeur qu'elle doit éprouver envers elle... Après tout, comment réagirait-elle elle même si elle était à sa place ? Fureur, rage, peine...
Au final elle se montrait cordiale, mais Juliette, ne doutait pas qu'au fond elle devait être en ébullition et n'avoir qu'une envie, qu'elle parte.
Elle même se montrerait cordiale, courtoise, après tout elle avait été élevée dans les bonnes manières...


Un vin chaud oui je vous remercie... Le froid hivernal est revenu après un léger redoux... Et j'avoue être de nature frileuse...

Petit sourire de circonstance, après tout elle plaignait plus la femme qu'elle n'avait de haine pour elle... Pourquoi éprouver de la haine ? Les choses ce qu'elles sont à elle de montrer assez de maturité et de les accepter.

Je vous remercie pour vos paroles... Cette attaque fut...

Les mots se perdirent alors que ses yeux partaient dans le vague... Sa mère savait-elle seulement la moitié de ce qu'il s'était passé ? Elle n'en était pas sure... Elle se demandait même si un jour elle lui raconterait l'intégralité des sévices subis... Un frisson parcourut son corps, lentement les yeux revinrent à la réalité et un doux sourire revint orner ses lèvres purpurines.

Quand je vous disais que j'étais frileuse ! Voila que je me met à trembler !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Larouchka
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 13
Date d'inscription : 15/04/2012

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Lun 7 Jan 2013 - 13:55

La vie était tout de même drôlement faite. Si, de prime abord, je m'inquiétais plus de la mère qui aurait pu me ressortir par les yeux, je finis, néanmoins par fixer mon attention sur la très jeune fille. Les sentiments qui m'habitaient étaient des plus équivoques. Bien sûr, Juliette n'était pas encore la promise de Beren puisqu'il n'avait pas fait sa demande, pourtant la réalité était palpable et j'en prenais totalement conscience. J'étais donc partagée entre l'envie d'hurler en les foutant dehors à grand coup de pied en clamant que j'étais l'épouse de Beren, la seule, l'unique, sa femme, son Amour, que ce n'était pas une petite pimbêche de quatorze balais qui allait me l'enlever, ni un petit bout de glace hystérique! Et puis... et puis plus je regardais Juliette, plus mon coeur avait mal. Mal parce que j'aurais voulu qu'elle soit détestable, alors qu'elle était tout à fait adorable. Belle comme un coeur, noble, sans doute riche, très jeune et certainement pucelle... quel meilleur parti pouvait-on trouver pour Beren! Quatorze ans... une enfant.

Je me souvenais de mes quatorze ans, de la violence de mon père, des râles de ces hommes à qui il m'offrait en pâture parce que j'étais déjà, un peu trop femme et plus assez enfant. Je me souvenais de ce sentiment d'impuissance et de dégoût, d'être souillée jusqu'au plus profond de mon âme, pour qui, pour quoi? Mes yeux émeraudes sondaient l'enfant. Mon coeur battait, bien trop fort, de la voir ainsi, si attendrissante. J'aurais voulu pleurer mon chagrin, me jeter à ses pieds pour appeler sa compassion, pour lui dire combien j'aimais Beren, combien il était toute ma vie, combien je voulais être une bonne épouse et le rendre heureux. Mais il était déjà trop tard et mon orgueil était bien trop puissant.

Le vin fut servi. Je me demandais ce qu'elle pouvait penser. Beren m'avait avoué qu'elle avait des sentiments tendres pour lui et la fameuse lettre que j'avais surprise me l'avait confirmé. Je me pris même à penser que peut-être, auprès d'elle, Beren pourrait être heureux, si la jeune fille arrivait à calmer sa rage, cette rage que j'avais déclenché. Je savais pertinemment que Beren pourrait aussi se révéler un bourreau terrible pour l'enfant et, à cette idée, la nausée me saisit. Nous en avions discuté, c'était sujet de discorde et d'ailleurs, nous n'abordions plus le sujet. Si je pouvais être dure, il y avait certaines choses que je ne supportais pas et l'imaginer faisant du mal à une femme me révulsait. Il deviendrait un monstre qui n'était pas Beren, qui n'était pas l'amant doux et tendre qui s'était donné à moi, cette première nuit à Luxeuil, il y a bien longtemps.

Je la contemplais, avec plus de curiosité, et sa douleur me fit peine. Était-ce parce que, moi aussi, j'avais le coeur à vif que je ressentais à ce point la peine qu'autrui pouvait avoir? Du plus loin que je m'en souvienne, je n'avais jamais été ainsi. Juliette me touchait profondément, et pire encore, en la voyant, je revoyais l'enfant que j'avais été, même si tout nous séparait. Prenant vivement une peau de bête laissée sur un fauteuil auprès du feu, je m'approchais d'elle dans un élan de tendresse, surprise par son trouble.


Mettez donc ça, Demoiselle, je vais faire raviver le feu. Vous êtes sûre que vous vous sentez bien? Je peux vous conduire à votre chambre si vous désirez.

J'étais mal à l'aise. Mal à l'aise pour elle et surtout, je sentais que si la situation n'avait pas été telle qu'elle était, j'aurais pu l'aimer...

Elisette s'approchait, petite blonde fragile, je la savais si sensible. Comment comprendrait-elle tout cela... Et Hartasn? Et Pauline? Ils étaient encore si petits? Je regardais Juliette, prenant ma fille contre moi. Il me faudrait me battre, même si j'avais plus d'handicaps que d'atouts.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nashia
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 5
Date d'inscription : 25/05/2011

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Lun 7 Jan 2013 - 16:01

A vrai dire, la conclusion était surtout excuses pour sa fille. Il allait de soit que Nashia n'aurait jamais eut l'idée saugrenue d'emmener la prunelle de ses yeux dans la gueule du loup. Quelle mère indigne pour servir ses desseins aurait emmenée sa fille chez l'homme a qui elle avait escompté la marier, en sachant pertinemment que son ex femme venait de reprendre son rôle de femme ? Non, surement pas elle. Surement pas Nash, qui, par expérience de la chose, savait combien une femme jalouse était dangereuse. Et si ma foi elle était si méprisante envers la maitresse de maison, c'était bien pour que celle ci ne se concentre que sur elle, et non pas sur sa fragile progéniture. On vous l'à dit, la naine est paranoïaque et sans doute qu'a la place de la maitresse de maison, Nashia aurait mit du poison dans les boissons. En parlant de boisson, la naine étant quasi sure que la femme n'allait pas la tuer, elle hocha la tête avec un sourire approuvant les dires de sa fille.


Un vin chaud oui, merci.


Et quand lara lui répondit qu'elle n'était plus demoiselle, la naine aurait crue s'entendre, face a un de ces hommes qui se pensait galant en taverne. Et ce fut un rire contenue et planqué dans une quinte de toux qui accueilli la nouvelle.


Pardonnez moi ma Dame, j'ignorais pour feu votre époux. Je ne vous ferais point l'affront de dire que vous ne faite pas votre âge... Laissons donc ces belles paroles aux soulards des auberges.
Si je dois vous nommez Lara, il va de soit que vous pouvez me nommer Nashia.



Samo était un ami cher au coeur de la naine. Un très bon ami, il avait été envisagé de la marier à lui. pourtant elle lui tenait rancune. Il était en vie et il avait laissé sa fille se faire agressée. Il était en vie et il ne l'avait pas défendu comme il l'aurait dû. Et elle, elle aurait du être avec eux et défendre Juliette. Après tout si elle avait été là, tout aurait été plus simple, Samo et elle auraient eut le dessus, et Juliette aurait put se venter d'avoir mit un ou deux coups de pieds. Et sa fraicheur, son innocence aurait été une fois de plus préservée.
Nashia n'avait guère été préservée de tout cela elle, a 14 ans elle perdait déjà son deuxieme fiancés, deux semaines avant les épousailles avec dans les bras une enfant de quelque mois a peine, Juliette. C'était cette petite créature rose qui l'avait maintenue en vie. Et si Nash avait souffert de son premier fiancé, mort au combat contre Genève. La mort de Tinou l'avait anéantie. Elle en était devenue secrête et froide. C'était a cette époque là, qu'elle était entrée au service des Ducs de Bielle. Ils l'avaient recueillit fait fit de son batard et lui avait offert une place de nourrice, puis de gouvernante. A coté de cela elle continuait ses activités aux cotés du Baron Chandin di Leostilla et de la Lux... Oui, a quatorze déjà, la naine n'était plus aussi douce et innocente que sa fille.Les guerres et les trahisons finirent de former la Nash que l'on connait aujourd'hui. Lunatique, tendre et adorable quand elle est en confiance. le Reste du temps Implacable et froide. L'arrogance, la fierté eux ont toujours été la... plus ou moins prononcé mais jamais loin. Tiallaz elle reste après tout.

Et dieu sait, qu'elle aimerait protéger sa fille des malheurs du monde. Pourtant l'innocence de l'enfant avait été ternie par la séparation de Nash avec son père d'adoption puis la mort de celui ci.
Oh il y avait des choix que la naine regrettait amèrement et d'autre dont elle était fière. Et le projet de marier sa fille a un homme qu'elle pouvait apprécier dans le futur lui semblait bon... Tant que celle ci ne tombait pas amoureuse. L'amour faisait mal... L'amour n'allait pas avec le mariage. Et c'est bien une femme fiancé quatre fois par amour et qui subit la mort de ses quatre fiancés tours a tours qui vous l'affirmait ce jour.

L'amour menait a la jalousie, et la jalousie détruisait un ménage aussi bien que la haine. Non il fallait une amitié cordiale, et un peu plus peut être a la fin... Mais pas de relation passionnée. La passion est trop violente... Et si Beren avait décidé de retourner avec la mère de ses enfants, dieu sait qu'elle ne se battrait pas pour lui imposer un mariage avec sa fille. Juliette était jeune et belle, Nashia avait la certitude de lui trouver un parti intéressant et point désagréable... D'ailleurs sans doute aurait elle préféré cela, au vue des relation qu'elle avait avec Beren...

Les yeux perdue dans le vague le verre a la main, les vieux réflexe appris auprès de sa Grasce lui revinrent d'un coups et elle se redressa légèrement. Tourna les perle azurée vers la maitresse de maison. Et murmura, encore troublée par ses dernière pensées.



Votre bonté vous honore, Ma Dame. Je suis touchée par votre accueil. Il va de soit que si jamais l'envie vous prends de parcourir les montagnes de Savoy, vous serez chez vous a Pettinengo.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Larouchka
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 13
Date d'inscription : 15/04/2012

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Lun 7 Jan 2013 - 19:05

Dans une autre vie, un autre temps, j'aurais été amusée des similitudes qu'il pouvait y avoir entre Nashia et moi. Mais je ne la connaissais pas. Pour moi, elle était une noble dame que Beren appréciait et qui désirait marier sa fille avec celui qui avait partagé sa couche, son quotidien et ses enfants. Si je me méfiais de la fille, je me méfiais encore plus de la mère. N'était-elle pas, avec Idril, l'instigatrice d'une union qui séparerait à jamais Beren de moi. Car si Beren m'avait clairement demandé de rester à ses côtés, pour moi, ça semblait impensable. La raison de mon refus à rester la très aimée maîtresse de mon cher et tendre n'était, paradoxalement, pas si égoïste que ça. Bien sûr, souffrir qu'il soit marié à une autre, qu'elle devienne la maîtresse de Courchaton, la mère de ses enfants légitimes, etc... C'était quelque chose que je ne pouvais envisager. J'étais trop orgueilleuse pour ça. Le partager avec les femmes qu'il se plaisait à lutiner, que j'imaginais, mais dont je ne savais presque rien, excepté de cette stupide nourrice puisque je les avais surpis, était déjà très difficile à vivre, mais en plus passer de l'état de compagne légitime à celle de maîtresse fugace, ça me semblait le comble de l'ironie. D'autant plus que je m'inquiétais terriblement pour le sort qu'on pourrait réserver à nos enfants, et ce, malgré la volonté de Beren à me rassurer sur ce sujet.

Si donc, je refusais de devenir l'amante au bénéfice de l'épouse, c'était aussi parce que je n'imaginais faire endurer cela à une autre femme, et surtout pas à une très jeune fille comme Juliette. Elle était naïve, adorable de candeur, fraîche et juvénile à souhait, si elle s'amourachait de Beren, ce dont je ne doutais pas connaissant l'individu, il était hors de question qu'il lui brise le coeur, par ma faute. D'autant plus que je me doutais qu'il ne se contenterait pas que de moi comme maîtresse. Double insulte. J'avais donc été ferme. Si Beren en épousait une autre, il me perdait. Mais rien n'était joué. Le dilemme premier était de faire comprendre à mon Amour que s'il se perdait dans les bras d'autres, même des femmes sans importance comme il se plaisait à me le rappeler en m'affirmant que j'étais la seule, l'unique qu'il aimait et à qui il appartenait, il briserait notre amour, comme j'avais failli le faire moi-même avant de comprendre mon erreur tragique. S'il ne comprenait pas ça, je pouvais m'en aller. Donc finalement, objectivement, le mariage avec Juliette n'était que secondaire à mes yeux, et même si je pouvais redouter beaucoup de cette union, j'avais autant à craindre de la luxure dans laquelle il se fourvoyait.

Cas de conscience certain. Il ne me restait qu'une seule chose à faire: fraterniser avec l'ennemi.

Je souris aux paroles de la Pettinengo, décidément, cette femme avait de l'esprit et de la répartie, c'était plaisant. Je pris sa demande comme une main tendue et j’acquiesçais, bien plus conciliante.


Je vous en prie Nashia et je vous remercie pour votre offre. Il est vrai que je ne me suis jamais rendue en Savoy. Qui sait, peut-être pourrions-nous venir vous y saluer avec Beren et ainsi deviser autour d'un autre verre de bon vin chaud?

Bon quoi? Je pouvais rêver, non? J'étais d'un réalisme assez douloureux pour ne pas me permettre un petit rêve sympathique de temps en temps! Même si je savais mon avenir avec le Fiole, plus que compromis. J'avais tout de même le droit de rêver une famille unie, un époux aimant et des enfants heureux!

Je continuais sur le même ton, avançant un peu plus la conversation.

Si le coeur vous en dis, Beren sera certainement ravi de vous faire visiter la région et parcourir ses terres. Je vous aurais bien accompagnée mais Hartasn et Pauline sont encore petit et j'ai congédiée la dernière nourrice qui ne faisait pas l'affaire.

Congédiée? Mon oeil oui!..

Si la Demoiselle Juliette est assez en forme, elle pourra se joindre à vous, sinon nous resterons ici pour faire plus ample connaissance. Je suis sûre que vous vous entendrez très bien avec les enfants. Et puis, j'ai cru comprendre que Beren allait vous dispenser des cours de droit? Il faudra que vous me racontiez tout cela! Je sais tout juste lire et écrire alors le droit... ça me dépasse!

Je partis d'un rire frais, trempant mes lèvres dans le breuvage épicé. Le rire était un bon remède, contre tout. Surtout le désespoir. Il ne me vint pas à l'idée que laisser Nashia seule avec Beren pouvait être une idée extrêmement mauvaise, à croire que j'avais gardé un brin de naïveté!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Juliette..
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 8
Date d'inscription : 06/01/2013

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Sam 12 Jan 2013 - 9:33

Elle était charmante la femme rousse, celle qui partageait le lit de Béren, celle avec qui il avait eu des enfants... Elle éprouvait à la fois de la colère, de la compassion, de la jalousie, de la pitié pour elle...
Tout ses sentiments se mélangeaient et elle n'arrivait pas à dire si elle la voulait en amie ou en ennemie... Après tout on disait bien "garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près", non ?
Elle lui plaça une fourrure sur les jambes, elle la remercia d'un petit sourire et d'un hochement de tête.


Je vous remercie... Quant à me monter dans ma chambre cela ira ne vous en faites pas et puis... Il serait inconvenant que je n'attende pas Béren pour le remercier de son accueil...

Et les deux femmes de discuter, sa mère et l'amante de son peut être futur... Elle ne les écoutait que de manière distraite, les yeux plongés dans les flammes de l'âtre. Elle l'attendait patiemment...
A dire vrai, elle était un peu déçue de tout ceci il était vrai mais... Elle savait pardonner, elle comprenait... C'était la mère de ses enfants après tout...
Les lèvres se trempèrent dans le vin chaud, celui-ci était exquis mais au final elle n'en but pas plus, sachant pertinemment qu'avoir les idées grises à cause de l'alcool ne l'aideraient en rien à démêler le noeud qui se formait dans son esprit.
Oui elle lui pardonnerait, encore fallait-il qu'il lui explique et lui fasse comprendre qu'elle comptait pour lui...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Beren H.
Le Fiole Parfumeur
avatar

Messages : 86
Date d'inscription : 11/04/2011
Age : 32

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Dim 13 Jan 2013 - 19:48

- Elles sont déjà parties, Messire.

Parvenu sur le perron, force fut de constater rapidement que celui-ci était en effet vide de toute femme, qu'elle soit de type visiteur ou résident. Problème : il avait réussi à rassembler un semblant de courage, suffisamment pour se plaquer un sourire de circonstances sur le visage en se présentant sur les marches... Pour rien. Et le miroir d'apparences s'était effrité, était retombé comme un soufflé. Tourné vers Constant, le Fiole en sentit presque ses épaules s'affaisser. Au sourire amusé de celui-ci, Beren plissa les yeux, et lui ficha un petit coup de coude.

- Ne ris pas, tu veux ? Compatis donc un peu !
- Que Messire me pardonne. Je suis parfaitement contrit. Que dis-je, je suis mortif...

Au pouffement de rire de son fidèle valet, le Parfumeur grogna presque d'insatisfaction, leva les yeux au ciel, et préféra tenter de l'ignorer en se tournant vers le palefrenier qui avait accueilli leur arrivée.

- Mais je vois encore le carrosse...
- Messire, elles n'ont pas fait demi tour. Ces dames sont au petit salon, évidemment.
- Evid... Imbécile ! Rien, tu m'entends, RIEN n'est évident, là, tout de suite. Je ne suis pas devin, que diable! Où est-il, déjà, ce petit salon, d'abord ? Je ne sais même plus où j'habite, maintenant.


Il pointa du doigt le soigneur des chevaux.

- Tout ça, c'est de votre faute.

Il haussait les épaules, en plus ? Furieux, Beren sentait presque ses narines en frétiller de colère. Main resserrée sur le pommeau de la canne, il en aurait bien filé quelques coups au domestique, mais Constant, revenu aussi stoïque qu'il savait l'être, lui prit bientôt l'épaule.

- Venez donc, Beren.

Mené par Constant au petit salon, il laissa celui-ci caler correctement son veston, lisser le tissu sur ses épaules, et passer un linge sur le pommeau ouvragé de la canne, puis sur la tige. Silencieux, Beren ne bougea pas, jusqu'à ce que la main du valet se dirige vers l'écharpe, et qu'il la détourne.

- Laisse. Ca va, là? C'est droit ?
- C'est parfait, vous pouvez y aller.
- Y aller ? Où ça ?

Petit vent de panique chez le loustic. Constant, incrédule, désigna les portes, et Beren esquissa un mouvement vers l'arrière.

- Beren... Je vais pousser ces portes, et vous allez entrer.
- Ah non, non, non. Déconnez pas, j'y vais pas.
- Vous irez, Beren, parce que vous êtes attendu.
- En plus... Constant... Je ne sais pas laquelle va tenter de me tuer en premier...


Le valet sourit, tourna les poignées et ouvrit les portes, avant de se poster à côté de Beren qui s'était figé, droit comme un I, sourire pincé aux lèvres, et de lui souffler entre ses dents :

- Ca... on va très rapidement le savoir.

Et le valet de poser sa main discrètement au creux des reins de son maître, et de le pousser légèrement en avant...

En piste.




_________________
Les hommes à lunettes ont cet air sensible et fragile qui donne envie de les protéger; on les reconnaît à cette attitude gauche et rêveuse... [Marylin Monroe, Certains l'aiment chaud]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Larouchka
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 13
Date d'inscription : 15/04/2012

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Dim 13 Jan 2013 - 20:07

J'avais beau faire la causette, joviale et respirant la joie de vivre, mon esprit et mon âme, autant que mon coeur, étaient tourmentés. La situation restait extrêmement délicate d'autant que même si je me montrais en maîtresse de maison, je savais que ma légitimité ne tenait qu'à un fil, très mince, très fin, lié au mal être de Beren. Autant dire que si j'avais été stoïcienne, j'aurais sans doute été encline au désespoir. Mais une nature combative ne se matte pas comme ça. Je continuais donc à cogiter, parlant de la pluie et du beau temps, alors que mes préoccupations étaient toutes autres.

Je me contemplais parfois Elisette qui jouait avec le fils de Nashia. Un adorable petit couple d'enfant qui me fit me dire que la vie serait un Paradis si nous restions toujours ainsi. Ils s'amusaient, d'un rien, simplement, en bonne entente.

Mon attention fut néanmoins mise en alerte lorsque j'entendis la porte s'ouvrir. Le Seigneur des lieux était là. Mon coeur se mit à battre, j'avais envie de me jeter entre ses bras pour l'embrasser avec une fougue non feinte, j'avais envie de m'approcher froidement pour le gifler en toute dignité et lui dire combien il se moquait de nous et des sentiments que nous pouvions avoir pour lui, car je ne doutais plus que Juliette puisse en avoir. Mais je ne fis rien de tout cela.

De marbre, un charmant sourire sur les lèvres, je me levais gracieusement et m'avançais vers lui, lui tendant la main.


Ah Beren! Mon Chéri, tu te faisais désirer! Vois, nous avons de la compagnie, et pas des moindres! Tes amies sont arrivées!

Mon regard croisa le sien, j'y lu cette indécision saisissante qui le prenait, un peu trop souvent à mon goût, j'y lu cette "gauchitude" maladresse toute attendrissant qu'il avait aussi, parfois et qui le rendait si touchant. J'aurais pu faire glace, mais je me fis épouse, me dirigeant à petit pas jusqu'à lui, glissant mon bras au sien, l'entraînant vers le coeur du salon, vers nos invitées. Il lui faudrait bien faire face un jour ou l'autre à la réalité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Juliette..
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 8
Date d'inscription : 06/01/2013

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Lun 14 Jan 2013 - 10:20

Les portes s'ouvrent... Et Béren apparaît tel un piquet ou un animal aux aguets... Petit froncement de sourcils de la part de Juliette en le voyant si peu décontracté, mais après tout à quoi s'attendait-elle... Vu les trois femmes présentes dans la pièce ça ne l'étonnait guère...
Elle se demandait même laquelle était la plus dangereuse pour lui... Sa mère ou Lara ? Une chose est sure ce ne serait pas elle... Déjà elle était affaiblie... Et même si de temps en temps elle savait avoir du caractère elle était aussi avant tout raisonnable et juste...

Mais voir Lara pendue à son bras, l’appeler chéri... ça elle avait du mal...
Néanmoins elle garda son calme et elle lui sourit doucement, fatiguée de tout ceci...
Un petit hochement de tête en sa direction. Non elle ne se sentait pas assez bien pour se lever tout au plus se redressa-t-elle dans le fauteuil. Et de ses lèvres sortirent ces mots :


Bonjour Béren, heureuse de vous revoir !

Oui... Elle avait osé l'appeler par son prénom... Elle espérait qu'il ne lui en tiendrait pas rigueur et qu'il comprenne que ce n'était pas par provocation...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nashia
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 5
Date d'inscription : 25/05/2011

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Mar 15 Jan 2013 - 23:17

La naine de hocher la tête au mot sur les nourrices. Ah ça elle en savait quelque choses. et ses yeux de se poser sur la jeune Blanche qui servait docilement sa fille.

Oui les bonnes nourrices, c'est comme les Damoiselles de compagnies. Cela se perd.

Et la porte s'ouvre. Les perles azurées quittent enfin l'infante qu'elle adore pour se poser sur l'homme raide devant l'entrée. il n'a guère l'air a l'aise le maitre des lieux, Nashia se lève et salut le Maitre de maison comme le voudrait la bienséance. Pourtant son coeur bat a des milles et des cents. Il LA porte. Il porte cette écharpe dont elle lui avait fait donation pour preuve de sa tendresse. Il l'a porte et cela la chamboule. Du moins jusqu’à ce qu'elle vienne minauder a son bras. Ma doué, Nash a toujours eut horreur de ses manières de femme amoureuse. De ces glapissements de bonheurs et surnom si niaiseux. Surement parce qu'elle n'a jamais été capable de le faire elle même. Ou bien parce qu'elle sait que son tours est passé.

Pourtant elle sait bien la Naine que Lara est correcte et qu'elle ne minaude pas tant. Oui elle s'en rend compte que l'agacement qui la prend est loin d'être celui qu'elle devrait éprouver... Et que cette jalousie naissante n'a rien a faire au creux de son ventre. Et alors comme toute les femmes qui se croyaient unique et qui découvre qu'elle n'est qu'en faite qu'une pièce... La brune encaisse. Durement, mais elle encaisse. Si la politique de Savoie lui a apprit une chose c'était bien qu'il ne fallait jamais montrer une faille a un loup. Et sans se défaire de son sourire, sans jamais montrer son trouble Pettinengo se relève. Gracile, noble comme elle sait l'être. Ignorant son instinct de femme bafoué qui lui conjurait de se jeter sur beren de lui arracher cette écharpe de soie qu'il ne méritait point, de lui hurler combien d'autre il y en a ! Quand comptais il lui annoncer ? Et toute les malédictions qu'elle pouvait trouver et inventer... Nashia se contenta d'un sourire et de sous entendu. Cordiale au plus haut point, mielleuse presque. Bref, mauvais signe... Même si... l'écharpe lui donnait la moitié du pardon.


Messire De Courchaton, grand merci a vous de nous ouvrir vos portes. C'est un véritable enchantement.

Et les pupilles de se poser sur Lara puis sur Beren a nouveau.

Votre aimée s'est fort bien occupée de nous, je vous en voudrais presque de nous avoir caché une perle aussi rare que celle ci.


Et de nouveau un jolie sourire.

Comment vous portez vous mon ami ? Et votre soeur ? L'enfant ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Larouchka
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 13
Date d'inscription : 15/04/2012

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Mer 16 Jan 2013 - 11:29

Je minaudais, je minaudais... Oui! Je minaudais, pire, j'en étais presque obséquieuse. Ce n'était pas pour humilier ni la Dame de Pettinengo, ni la très jeune fille, c'était pour marquer que, là, au bras de Beren, j'étais encore à ma place. Cette place, j'étais persuadée de la perdre un jour, même si je resterais toujours la mère d'Elisette et des jumeaux, il était loin le temps ou le simple Parfumeur, Beren de la Fiole, voulait faire de moi son épouse, il était devenu Seigneur et moi, je l'avais trahi, perdant ainsi ce que j'avais de plus précieux: sa confiance et le coeur de son Amour.

Dans cette pièce, beaucoup de gens avaient été bafoués finalement. Beren l'avait été, par moi, lorsque je l'avais trahi, sans comprendre toute la portée de mon geste, par bêtise, plus qu'autre chose. Nashia, l'était, bien que je ne le sache pas, ne connaissant pas la profondeur de leur relation, cependant, étant mère, je pouvais comprendre sa contrariété et le tact avec lequel elle mit le point sur la pomme de discorde: ma présence, me fit sourire légèrement. J'aurais pu être flattée de son compliment, eut-il été sincère ou pas, je ne doutais pas que les mots qu'elle avait choisis ne l'avaient pas été à la légère. Elle en faisait trop, tout comme moi, et mon sourire resta donc accroché à mes lèvres. Il y avait Juliette, l'innocente, sans doute bien plus fragile que sa mère ou même que moi, les sentiments qu'elle avait pour Beren devaient être mis à rude épreuve. Son visage pâle et son air fatigué ne trahissait pas seulement l'agression qu'elle avait subie, il y avait plus.

Et puis, il y avait moi. Égoïste comme je pouvais l'être, je me recentrais sur mes blessures, d'autant que,si je ne savais pas l'ampleur de ses batifolages, j'avais une imagination assez fertile et assez d'expérience pour ne pas être dupe. Je savais la capacité qu'il avait de rendre chaque femme unique. Son regard tendre posé sur nous, ses gestes attentionnés, la déférence qu'il pouvait montrer à chacune, ses petits mots qu'il savait placer au bon moment, qui faisaient fondre, quoiqu'il arrive. J'imaginais que chacune de ses amantes avait eu le sentiment d'être unique pour lui, même la petite nourrice que j'avais surprise entre ses bras. Folie qu'est l'amour et à chaque fois qu'il me murmurait qu'il n'aimait que moi, ma souffrance n'en était que plus grande encore, me demandant à combien, il avait pu sussurer les mêmes mots, distribuer les mêmes caresses.

Mes joues s’empourprèrent néanmoins, la "perle" lancé par Nashia avait fait mouche, je n'avais rien à répondre à cela, ma tâche était accomplie, il ne me restait plus qu'à paraître, digne. Lentement, entraînant Beren jusqu'au coeur du salon, je repris place sur mon fauteuil. La conversation se poursuivait et moi j'observais Juliette.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Beren H.
Le Fiole Parfumeur
avatar

Messages : 86
Date d'inscription : 11/04/2011
Age : 32

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Sam 19 Jan 2013 - 23:41

Il déglutit à l’instant où il ressentit la main de son domestique et ami – rectifions, ex-ami depuis deux secondes -, et ne se départit pas de son sourire de façade quand Lara lui tendit la main. Un regard en coin à Constant légèrement en retrait aurait presque crié « Ah, tu vois ! Ca commence, elles vont me tuer, chacune leur tour, la première tend déjà la main » ; expression à laquelle celle de l’homme répondit par un « Fallait faire attention, assume, gros malin », ou peut-être était-ce ce petit air rieur que le Fiole prit comme un soufflet silencieux en pleine figure. Maudit valet ! Quand on vous dit que l’amitié, ça ne tient à rien, hein, il faut le croire.

Mais aux prunelles domestiques succédèrent celles, autrement plus féminines, de Lara, et il s’apaisa l’espace d’une seconde, comme bercé. Tiraillé entre l’envie impérieuse de s’enfuir à toutes jambes de cette pièce où trois relations étaient possibles et celle de faire face, pour enfin savoir quoi faire, il n’osa pas bouger, d’abord ; la raison fit ensuite le reste, comme il fit un pas, puis deux, pour la rejoindre. Il la laissa prendre son bras, et, voix claire, cassée, il murmura :


- Me faire dési…

S’il n’avait pas été mortifié, il aurait ri.

Il n’avait jamais été un homme de séduction, pas l’un de ces éphèbes superbes qui, d’un hochement de tête ou d’une œillade, n’avaient qu’à tendre le bras pour rattraper une petite ou une autre, qui se pâmait. Un peu gauche, des bésicles au nez, un corps un peu frêle et une passion pour les plantes bien plus développée que tout goût pour les armes – avec lesquelles il se blessait plus qu’autre chose -, il n’était pas un archétype masculin du tombeur. Et pourtant. Et pourtant, dans cette pièce, trois cœurs avaient flanché, ou du moins, avaient eu une légère inclinaison pour lui, selon son possesseur.

Que voulait-il, lui ? Difficile à dire. Tout avait été si compliqué, entre les « suis-la, elle te fuit ; fuis-la, elle te suit » qu’il avait échangés avec Lara. A s’aimer, en décalage ; à se blesser, comme un adage. Elle était revenue, ils avaient renoué ; il était revenu, il avait trompé. A son tour. Bêtement. Par besoin, par perte, par lassitude, par séduction, aussi ; parce qu’il avait été touché, parce qu’il n’avait pas lutté, parce qu’il avait, aussi, profité. Parce que c’était tentant, parce qu’il était tenté. Parce qu’il avait imaginé, aussi, un autre possible. Soyons sincères, il était paumé. Ici et ailleurs. Etait-ce lui, ou tout s’était brouillé ?

Il entendit les mots de Juliette. Sa voix de fillette, fine, douce, fluette. Son timbre d’enfant, clair, doux, charmant. Son innocence, aussi, cette façon d’être femme, tout en étant adolescente. Elle lui rappelait celui qu’il avait été, dans cette dureté qu’elle n’avait pas, dans son absence. Un peu lui, avant… Il ne se rappelait plus quand. Du temps, sans doute, où, pour lui, une maison close, c’était une maison fermée, une bâtisse verrouillée ; Déos, avait-il vraiment pu être si vert, dans le temps ?

Il lui sourit, en retour. Bien sûr qu’il était heureux de la voir, et Lara n’était pas sans savoir que ce mariage éventuel lui aurait convenu. Parce que c’était elle, uniquement. Il déposa un fin baiser à l’épaule de Lara, et se détacha d’elle doucement, pour aller s’incliner devant Juliette, prendre sa main, et y souffler un baise-main avenant.


- C’est un réel plaisir que de vous revoir, et j’espère que vous pourrez vous reposer en ces murs. Votre convalescence recueillera toute notre attention.

Il relâcha doucement sa main, et se dirigea vers Nashia, à qui il octroya les mêmes égards, non sans saisir la pointe de reproche qu’elle y avait posé. A sa décharge, ce soir-là… Il était seul. Alors il répondit, lèvres toujours à fleur de sa peau, yeux relevés vers elle :

- Ma Dame, les portes de Courchaton vous seront toujours ouvertes, je vous l’ai déjà dit. L’enchantement est mien, totalement, et… Il me semble vous avoir déjà parlé de Lara, et de notre… situation. Je porte cette écharpe dont vous m’avez fait présent, avez-vous noté ? Elle ne me quitte plus, c’est un trésor ! Idril se porte au mieux, je songeais à lui demander de venir. Sa grossesse la fatigue beaucoup, mais elle resplendit.

La précision toute aussi tendue quant à Lara passée, il relâcha doucement la main, et envoya un sourire à sa compagne. Clopinant, appuyé sur sa canne, il rejoint les enfants, et ébouriffa leurs cheveux. Une dernière phrase, une seule, qui expliquera sans doute beaucoup :

- Courchaton n’est jamais aussi agréable que lorsqu’il y résonne des rires d’enfants.

_________________
Les hommes à lunettes ont cet air sensible et fragile qui donne envie de les protéger; on les reconnaît à cette attitude gauche et rêveuse... [Marylin Monroe, Certains l'aiment chaud]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Juliette..
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 8
Date d'inscription : 06/01/2013

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Dim 20 Jan 2013 - 11:12

Elle le vit, enfin... Il est clair qu'elle n'attendait que lui depuis le départ et pourtant... Etait ce réellement cela qu'elle attendait ? Tout était confus dans son esprit de jeune fille... Elle était loin de savoir ce que pouvait faire une femme amoureuse... Elle était loin de s'y connaître dans les choses de l'amour... Elle ne connaissait rien à la séduction, ni à la manière dont se déroulait la fameuse nuit de noce dont elle avait déjà tant entendu parler...

Elle était pure, vierge et parfois tellement naïve sur certaines choses...

Quand elle le vit embrasser l'épaule de Lara, elle détourna le regard. Mais bien vite il fut près d'elle et lui fit un baise-main. Instantanément ses joues s'empourprèrent... Combien il lui était difficile de cacher les sentiments qui l'habitaient. Elle décortiqua chacune de ces paroles. Le plaisir de la revoir, sa convalescence et le fait qu'il y porterait une réelle attention... Pourquoi ? Pourquoi d'un coup les mots qu'il avait employé lui firent battre le coeur à tout rompre.
Sans s'en rendre compte l'une de ses mains vint se poser à l'endroit de son coeur... Elle avait l'impression que sa cage thoracique allait exploser... Elle remerciait le ciel d'être déjà assise, elle ne sentait plus ses jambes, elle se sentait comme dans un rêve éveillé...

Il lui fallait cependant répondre, elle prit une inspiration avant de dire d'une voix tremblotante :


Je vous remercie infiniment pour votre accueil... il me tarde d'être de nouveau sur pied et de pouvoir visiter votre domaine et notamment votre atelier...

L'atelier, le parfum, souvenir émouvant du cadeau qu'il lui avait fait et qu'elle avait constamment sur elle...
Et puis elle le voit avancer vers sa mère, lui faire le baise-main... Elle le voit essayer d'amadouer en quelque sorte sa mère... Elle avait bien vu que celle-ci n'avait que peu apprécié la présence de Lara ce qui était somme toute logique...
A l'évocation de l'écharpe, Juliette fronce légèrement les sourcils... Quand sa mère a-t-elle fait ce présent à Béren ? Présent qu'il appelle trésor qui plus est... Intrigant au possible, il lui faudrait questionner sa mère plus tard quand elles seraient seules...
Et les enfants... Même si la jeune fille était charmante, elle savait que du coup, Lara avait un avantage sur elle... Elle était la mère des enfants de Béren et cela, Juliette ne pourrait jamais le défaire...


Votre fille est charmante ! Il me tarde de faire la connaissance des autres !

Fin sourire délicat en direction des deux enfants qui jouent dans l'insouciance la plus totale... Dieu qu'elle regrettait parfois cette époque où trouver un jouet ou un petit compagnon de jeu était sa seule préoccupation... Maintenant qu'elle était entrée dans la cour des grands, il lui arrivait déjà de regretter cette époque bénie entre toute.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Larouchka
Dame de Compagnie
avatar

Messages : 13
Date d'inscription : 15/04/2012

MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   Dim 20 Jan 2013 - 16:57

Si j'avais eu dix ans de moins, j'aurais bondi, toutes griffes dehors, prête à mordre. Mais si j'avais eu dix ans de moins, je n'aurais sans doute pas aimé Beren et nous ne nous serions certainement pas rencontré ou alors il aurait été un client parmi tant d'autres à venir chercher quelques consolations et quelques plaisirs entre mes cuisses contre quelques écus sonnant et trébuchant.

Mais nous étions là, dans ce château, nous nous aimions et je devais faire avec une pucelle enamourée et une matriarche possessive, sans compter sur le frêle Don Juan à lunettes qui faisait frémir ses dames. Autant dire que j'avais fort à faire.

Mon regard allait de Juliette à Beren, puis de Beren à Nashia. J'observais, silencieuse et mon coeur s'étant à nouveau calmé, je restais de marbre, n'en pensant pas moins. Possessive et jalouse, je l'étais et, pour mon grand malheur, j'avais aussi un sixième sens. Je sentais... Je sentais dès que Beren plaisait à une femme. Je sentais dès que cette femme avait du pouvoir sur lui. Je l'avais senti avec Tamara, alors que leur relation n'était pas encore tissée, je l'avais senti avec Carensa, alors que tout semblait terminé entre eux, je l'avais même senti avec Satine, bien avant qu'elle ne lui déclare quoi que ce soit, avant même que nous nous séparions. Maudit sixième sens qui faisait de moi la Chatte de Courchaton - sans jeu de mot graveleux - l'attitude de Beren envers Nashia n'avait rien d'innocent, la Naine, elle, m'échappait un peu plus, dissimulant bien mieux son ressenti. Pour mon malheur, je lisais entre les lignes et la scène qui se déroulais devant moi m'effrayait autant qu'elle me remplissait d'effroi. Je n'y croyais pas, je ne voulais pas y croire, même si l'évidence me sautait aux yeux.

Mon regard se posa une nouvelle fois sur Juliette, pauvre enfant dans la cour des grands, si limpide, si innocente. Cette fois-ci, ses sentiments ne faisaient plus aucun doute et ma tristesse était grande en constatant que son malheur ferait mon bonheur et que mon malheur ferait son bonheur. Cruauté qu'est l'amour... Cruel amour, Cruels sentiments qui vous tiraillent et vous possèdent jusqu'à vous rendre fou, fou de terreur, fou de passion...

Lentement, je me lèvai, toujours souriante. Maîtresse de maison jusqu'au bout, épouse sans l'être, jusqu'au bout... C'est un sourire tendre que j'adressai à Juliette avant de couver mon Elisette et son petit camarade de jeux. Faisant une gracieuse révérence, plus celle d'une courtisane que celle d'une femme du monde. Je les regardai tous trois, heureuse de pouvoir m'enfuir quelques instants.


Permettez-moi de me retirer quelques minutes, je vais de ce pas chercher nos jumeaux, Hartasn Ersinn et Pauline Marie, ils vont se faire une fête de vous voir, j'en suis sûre!

Sans laisser le temps à quiconque de me répondre, je fis volte face et d'un pas léger, montais les escaliers, les laissant à leurs retrouvailles. Enfin, je pouvais respirer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une rencontre des plus cordiales...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une rencontre des plus cordiales...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Manoir de la Fiole :: Rez-de-Chaussé :: Petit Salon-
Sauter vers: