Manoir de la Fiole

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 Ô Nez, apprends-moi à devenir Narine

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Luisa von Frayner
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Date d'inscription : 28/02/2012

MessageSujet: Ô Nez, apprends-moi à devenir Narine   Sam 22 Déc 2012 - 23:07

Le parfum.
À vrai dire, avant de faire la connaissance de Beren, Luisa n'y pensait pas. Elle avait compris la fragilité et la douceur des odeurs au fur et à mesure qu'elle découvrait celles de celui qui deviendrait son ami. Et puis, à force de discussions, de curiosité et de démonstrations, l'intérêt de Luisa pour ce milieu s'était accru, pour devenir, chez elle aussi, une passion - peu connue, certes, mais une passion à ses débuts - puis un rêve, celui de devenir à son tour Parfumeuse, avec la promesse qu'avait faite Beren de lui apprendre l'art du parfum. Ils avaient commencé, et la passion avait pris son envol.
C'était décidé. Luisa allait faire des parfums son avenir. Déjà avait-elle prévu d'ouvrir une boutique dont il ne lui manquait plus que le nom, l'emplacement et...deux trois autres petits détails insignifiants (enfin, elle avait déjà l'idée, quoi).

Tout aurait pu être parfaitement simple ; Luisa aurait commencé à concocter ses parfums sous l'enseignement de Beren dès son enfance, elle serait devenue une bonne parfumeuse avant sa majorité, et tout ça. Sauf que non. C'est qu'elle avait des parents. Pire encore, des parents qui l'appelaient au Languedoc, où elle fut contrainte et forcée de se rendre.
Ahhh, flûte !

Et donc, une promesse de Luisa de revenir en Empire en l'échange d'une promesse de Beren qu'il lui apprenne le métier.
La von Frayner avait récemment honoré la sienne, il restait à la Fiole à faire de même.

Tout aurait pu être - encore - parfaitement simple ; Beren aurait pu envoyer un petit mot à Luisa pour lui donner rendez-vous le lendemain, à telle heure, à telle endroit, et ils auraient repris les cours, comme ça. Sauf que - encore - non. C'est qu'il avait des problèmes. L'amour, la famille, tout ça...Forcément, la tête et le cœur du Beren était très malmenés, ce qui ne profitait en rien à Luisa dont la légendaire patience commençait à tanguer.
Une semaine était passée...Rien. Puis une autre...Toujours rien. Encore une autre, et encore...Jusqu'à ce que Luisa décide de prendre les choses en main. À ce rythme-là, elle ne deviendrait jamais rien, et finirait sa vie seule, dans un coin de taverne, à écouter les gens heureux parler de leurs passions...Et avec des chats, sûrement. Pfeuh !

Non, non, non. Elle avait donc prévenu ses parents - gentille fifille - qu'elle prenait la route pour le N'Ebrêché, à dos de Cobalt, son albinos de cheval nain et accompagnée de Violette, histoire de faire bien. Et...

Toc, toc, toc !


    Hé ! Beren ! Ouvre ! Ouvre !
    Grmbl, kissoilà, kissoilà, kissoilà !


Et les doigts de Luisa de se croiser dans son dos. Non, mais c'est qu'il ne faudrait pas qu'elle ait fait le chemin pour rien, quoi. Un regard presque angoissé à Violette, puis sur la porte qui ne devrait pas tarder à s'ouvrir.
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Beren H.
Le Fiole Parfumeur
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Messages : 86
Date d'inscription : 11/04/2011
Age : 31

MessageSujet: Re: Ô Nez, apprends-moi à devenir Narine   Lun 14 Jan 2013 - 7:00

Le parfum... Subtil et délicat mélange d'essences pour former une harmonie parfaite ; fragile et équilibriste union, fébrile. Trop d'une part gâtait la préparation, pas assez d'une autre ternissait celle-ci, l'ajout d'une tierce malavisée ruinait le tout.
Finalement, un parfum, c'était comme un couple. Une hyménée de senteurs. Et les mariages et autres liens, ces temps-ci, ce n'est pas le fort de Beren. Mais il essaie.

Pourquoi ? Parce qu'il ne sait pas quoi faire d'autre, parce qu'il ne sait rien faire d'autre. Parce qu'il faut occuper son temps, quand celui-ci est cruel d'allongement ; quand chaque seconde égraine un sablier trop lent, on en vient à souhaiter qu'il s'arrête. Il l'a souhaité ; il en porte encore la marque violacée à son cou.

Il n'a dû son salut qu'à une crise de larmes d'Hartasn, celui-là des jumeaux qui est le portrait de sa mère. Ultime sursaut, salvateur, encore ; depuis, il ne quitte plus ses écharpes de soie, pour dissimuler sa faute. Au début, il s'est maudit d'avoir râté son geste, et puis... Et puis, il les a regardés dormir, ces tous petits qui sont devenus tout. Quand deux petits corps sont un monde ; quand deux petits êtres sont l'immensité.

Alors il traîne là, pas bien rasé, en bras de chemise. Alors il tente des mélanges, s'agaçant à peine de ces élans qui sont autant de mélanges successifs. Après tout... Il a râté sa relation avec Lara, comment pourrait-il s'en mieux sortir, avec une chose aussi inutile qu'un parfum ? Qu'importe.

On toque; il n'attend pas de visite. Il tourne d'un quart la tête vers Constant, puis reprend sa position initiale, penché sur une mixture incongrue, comme il répond :


- Vas voir de qui il s'agit, tu veux ? Si ce n'est pas important, qu'on ne me dérange pas.

Et le fidèle valet de se diriger vers la lourde, d'aviser deux jeunes femmes.

- De quoi s'agit-il, mes damoiselles ?

_________________
Les hommes à lunettes ont cet air sensible et fragile qui donne envie de les protéger; on les reconnaît à cette attitude gauche et rêveuse... [Marylin Monroe, Certains l'aiment chaud]

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Luisa von Frayner
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Date d'inscription : 28/02/2012

MessageSujet: Re: Ô Nez, apprends-moi à devenir Narine   Dim 20 Jan 2013 - 11:56

Il est déjà ridicule de se faire ouvrir la porte alors qu'on est stupidement en train de marmonner, les yeux baissés au sol et l'expression soucieuse, alors lorsqu'en plus, ce n'est pas la personne attendue qui ouvre, et qu'il s'agit d'un total inconnu, ça en deviendrait presque humiliant.
Allez, on toussote, et on jette un regard de reproche à la domestique-de-compagnie qui nous accompagne, et c'est parti.


    Hé bien, hum. Bonjour, d'abord, hein. Je viens voir Beren, parce que je dois devenir parfumeuse et qu'il m'a promis de m'apprendre. C'est très, très, très, très important. Et puis en plus, je suis une amie.

Un second coup d'oeil à Violette, mais celui-ci histoire d'évacuer un peu son impatience. Anticipant une possible question de l'homme, elle enchaîna en expliquant la présence de cette dernière.
    Quant à Violette, elle est ma chaperonne, elle ne dérangera pas.

Et encore un regard, par dessus l'épaule du Constant pour tenter d'apercevoir l'un ou l'autre mouvement.
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