Manoir de la Fiole

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 [RP forum II - Lac, Vincennes]

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Beren H.
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MessageSujet: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:47

Elisabeth_stilton a écrit:
Elle avait eu une idée brillantisime ... en même temps c'est Elisabeth, elle ne peut que avoir des idées brillante.

Donc, c'est de bon matin que notre blonde vint aux écuries pour préparer Lexus, sa jument mulassière très douce et calme, afin de l’atteler à une carriole. Pendant ce temps, Lucette lui avait préparer tout ce qu'il fallait pour se sustenter pour au moins deux repas, ce qui arrangeait bien la blonde. Eli fit mettre tout ce qu'il fallait dans la carriole, la nourriture, les couvertures et au cas où des vêtements ... ba oui lac + beau temps + beau garçon = ??? baignade ... et comme elle se doutait bien qu'il n'aurait rien prévu, elle en prit aussi pour lui. Bon dernier regard sur le tout et direction le lac de Vincennes.

Arrivée sur place, elle détacha la jument de sa carriole et l’installa pour la laisser brouter tranquillement. Il était près de midi aussi elle jeta sur l'herbe une couverture. Le lac n'était pas loin, la carriole non plus, la nourriture attendait et elle avait son livre des vertus sur elle. Elle s'installa tranquillement dessus attendant son élève professeur de la journée.

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Beren H.
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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:48

Beren a écrit:
Le jour tant attendu était arrivé… Beren avait mis quelques jours à arriver à Vincennes. Il avait voulu prendre son temps, et pris le parti de voyager sur plusieurs journées, afin de pallier à tout incident éventuel sur les routes. En fait, non, il était simplement pressé de voir l’échéance arriver, et de pouvoir s’entretenir en privé avec Elisabeth. De toute façon, on n’arrive pas en retard quand on doit s’entretenir avec une dame, pas vrai ? Donc c’est pas la peine de charrier, hein. Le jeune homme avait laissé derrière lui ses sœurs, le temps d’un séjour hautement scientifique ; si la perspective de revoir la jeune blonde qu’il avait rencontrée aux Doigts d’Or le réjouissait, il était toujours attristé de quitter ses deux perles.

Elles étaient entre de bonnes mains, avec Philomène, mais tout-de-même… Il était le seul homme de la famille depuis la disparition de son père, et se devait d’être à la hauteur. Il avait donné nombre de recommandations à l’intendante du domaine, qui avait fini par lever les yeux au ciel, avant de lui dire qu’il ferait mieux de faire attention à lui, et qu’elle se chargerait d’Elfry et Idril à merveille, comme d’habitude. Alors que lui, avait-elle noté, était si maladroit qu’il était capable de se blesser tout seul, dans n’importe quelle situation, et avec n’importe lequel objet. Bon, c’était pas très gentil, c’est vrai, mais pas non plus vraiment erroné, pour le coup.

C’est donc légèrement contrarié, une petite moue boudeuse affichée sur les lèvres, un sourcil à peine froncé qui vint accompagner l’accolade qu’il avait donné à sa nounou de toujours, en guise d’au revoir. Un énorme câlin à chacune de ses sœurs, une caresse de la paume sur la joue de sa sœur jumelle Idril, un bref ébouriffement des cheveux de sa petite sœur, et une poignée de main tendue à l’ami imaginaire de celle-ci - pourtant situé tout-à-fait à l’opposé d’après la plus jeune des Fiole – plus tard, il était enfin monté dans le coche qui devait l’emmener jusqu’à Vincennes.

Beren se trouvait donc dans une auberge, au matin du rendez-vous prévu avec Elisabeth. Il avait veillé presque toute la nuit, puis avait fini par s’endormir, épuisé, peu avant l’aurore. Il s’éveilla en sursaut, les cheveux en bataille, persuadé d’être en retard. Naturellement, le premier cri qui s’échappa d’entre ses lèvres fut :


- Au secours !

Déroutant, certes, mais c’est tout Beren, non ? Au secours, donc, lancé à … personne. Et si jamais quelqu’un montait pour vérifier pourquoi il avait hurlé, il trouverait bien quelque chose. Cela dit, vu la façon dont il semblait avoir dérouté les gens qu’il avait croisés la veille, dans tous les cas, personne ne s’offusquerait d’une nouvelle bizarrerie de la Fiole.

Ni une ni deux, le jeune Fiole rejette les draps, et bondit hors de sa couche, choppant ses lunettes au passage. Evidemment, un coin de meuble traîne par là, et c’est avec enthousiasme que le jeune Fiole vient s’y cogner l’orteil. Les yeux exorbités sous la douleur, une petite larme au coin des yeux et un cri de colère plus tard, le jeune homme de presque 16 ans avait sautillé jusqu’à la petite commode de la chambre, sur laquelle traînait un petit baquet d’eau. Une toilette soignée, et en avant pour l’habillage.

Pour cette journée, Beren avait choisi ses vêtements avec soin ; à son pantalon marron foncé, il avait associé une chemise blanche immaculée, ainsi qu’un large ruban rouge noué autour de son col. Un petit mantel assorti, et zou, c’était parti, direction le point de rendez-vous. Dame de Lasteyrie avait parlé du lac, c’est donc la destination qu’il donna au cocher.

Enfin parvenu à destination – il ne faut jamais engager un coche lorsque l’on ne connaît pas le coin, il vous fait faire de ces détours pour augmenter le prix de sa course… -, il sentit son cœur s’emballer de la voir assise sur une couverture. Oh, il tenta bien de ne rien montrer de son émoi, mais malheureusement, râta la dernière marche en descendant. Espérons qu’elle n’en vit rien… Il se présenta donc à elle, matériel prêt dans une caisse - mon Dieu comme c’est lourd, ces choses-là -, coche congédié, l’heure était à la détente :


Dame de Lasteyrie, quel plaisir que de vous revoir !

Et un Beren empoté, caisse dans les mains, un... Il lui faut une bonne dizaine de secondes avant de se décider à enfin poser la caisse au sol, poser précipitamment genou à terre, et souffler un baise-main à son hôte du jour.

- Un réel plaisir, vraiment.

Il rougit, le Beren ? Peut-être sont-ce ces petits papillons qui volètent au creux de son estomac, alors qu’il lui sourit, qui sait ?

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Beren H.
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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:49

Elisabeth_stilton a écrit:
Ah Beren, je suis ravie que vous m'ayez retrouvé. Cela n'a t-il point été difficile ?

Il lui fait un baise main, aucun homme mise à part ce jeune homme ne lui en avait fait. Il était toujours prévenant et adorablement gentil. Doucement elle prit sa main et l'invita à s'installer auprès d'elle sur la couverture. Elle ne le laisse pas s’échapper et entremêle ses doigts à ceux de son jeune compagnon. Elle approche son visage du sien et dépose sur la joue un baiser.

Il lui plait ce garçon, elle a envie de lui montrer des choses qu'il ne connait peut être pas vu comment il se comporte. Sa timidité, sa candeur, non elle pense qu'il ne connait pas les choses de l'amour et elle a bien envie de lui apprendre et pourquoi pas ce soir ? Le cadre est magnifique, il fait beau, quoi rêver de mieux pour une première fois. Maintenant il fallait le séduire et toute femme le sait il y a deux choses à faire pour séduire un homme : aimer ce qu'il raconte, ça tombait bien elle avait vraiment envie d'en savoir plus et le nourrir, et ça aussi elle avait ce qu'il fallait.

Toujours en douceur, elle posa sa main accrochée à celle du jeune homme sur sa jupe au niveau de la cuisse pour faire le premier contact. De son autre main elle lui montra la jument.


Voyez, elle s'appelle Lexus, c'est un trait mulassier poitevin. C'est une jument très douce. Je me suis dit que ça pourrait être bien d'avoir un premier contact avec elle.

Elle lui sourit.

Mais peut être avez vous faim ? J'ai fait préparer de quoi se sustenter correctement.

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Beren H.
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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:50

- Oh, eh bien, pour vous retrouver, je vous avoue que ce cocher est un génie, je n’aurais pas su, eus-je été seul.

Il répond à son invitation et vient s’asseoir auprès d’elle, rosissant de sentir la main d’Elisabeth sur la sienne. Euh, en fait, dans la sienne, parce que la jolie jeune femme a maintenant entremêlé ses doigts aux siens… Cela surprend Beren, qui sourit timidement, habitué à toujours sentir la main de l’une de ses deux sœurs glissée au creux de sa paume. Son sourire béat ne quitte pas ses lèvres, lorsqu’il réalise qu’ils sont enfin… de bons amis. Oui, il est un peu naïf, le Beren, il ne connaît rien aux relations hommes/femmes, lui qui a grandi entouré de la protection féminine de sa mère, ses sœurs et Philomène. Son père, parti trop tôt, n’aura pas eu le temps d’apprendre à son fils l’art de la cour, ou de l’expression des sentiments.

Au baiser déposé sur sa joue, son visage vire totalement au rouge ; il sent bien que ce qu’il ressent est inédit, et que jamais un baiser féminin ne lui aura procuré ces agréables picotements en son ventre. Quelque chose se passe, c’est évident, mais le jeune Fiole est incapable de poser un nom sur cette sensation-là. Incapable de parler, il lui sourit, en baissant les yeux, et bredouille faiblement, pour tenter de reprendre un minimum de contenance :


- Je suis bien content que le cocher ait été si efficace, j’avais vraiment hâte de vous revoir…

Les retrouvailles semblent appréciées des deux côtés, au plus grand plaisir de Beren, qui redoutait un peu de distance ; au contraire, elle vient poser leurs mains entrelacées sur sa cuisse, tout en parlant. Timidement, il porte la main de la jeune femme à ses lèvres, et y dépose un baiser chaste, néanmoins très tendre. Il suit du regard le mouvement de son autre main, qui lui désigne un équidé, et écoute ses explications. Elle lui fait enfin l’offrande d’un sourire, chose rare, et précieuse, en ce qui la concerne, et Beren de lui répondre :

- Un…trait …mulassier… poitevin. Je vois… Faut-il préciser que non, il ne voit pas du tout ? Oh, c’est une mademoiselle Cheval ! Adresse un petit coucou à la jument Enchanté, damoiselle Lexus ; moi, c’est Beren. Il va falloir être douce, car je n’ai jamais monté auparavant, d’accord ?

Il se tourne vers Elisabeth, l’air contrit, et lui confie, sur le ton du secret.

- Je suis novice, vous savez ? Elle risque d’être déçue, peut-être serai-je trop maladroit ? Je ne voudrais pas la malmener. Mon Dieu, vous allez me trouver d’une maladresse ridicule, j’en rougis d’avance…

Il ajoute, quelques secondes plus tard :

- Oh, en parlant de se sustenter, j’avoue avoir grand faim de nouveaux savoirs, mais pour ce qui est de nourriture au sens strict, j’ai moi-même amené quelques petites choses.

Et Beren de sourire tendrement à la jeune femme.

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Beren H.
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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:50

Elisabeth_stilton a écrit:
Oui depuis longtemps elle n'avait pas sourit à un homme, le dernier en date ... elle secoua la tête pour oublier. Oui, elle était en charmante compagnie et ne voulait pas ternir cette journée par de sombres souvenirs. Elle voulait profiter du moment pour profiter de la candeur du jeune homme et passer un bon moment avec lui quelque soit l'issu de la journée, même si elle avait une préférence quand au dénouement.

Elle lui souriait toujours parce qu'elle était bien, là, ses doigts enlacés aux siens, le souffle chaud sur sa main. Elle est attendrit, qui ne le serait pas devant un être comme lui ? Elle a envie de le câliner, de lui faire plaisir, serait ce les hormones qui la guimauvilisent ? Allez savoir ...


Effectivement vous êtes novice, avant de lui faire mal vous en avez du chemin à faire. La demoiselle, comme vous dites pèses dans les 300 livres. Vous ne risquez rien et elle non plus. Je ne me serais pas permise de mettre en danger l'un ou l'autre de mes amis du jour.

Elle voulait le mettre en confiance, pour le rassurer elle serra un peu plus sa main.

J'ai un beau programme pour la journée. Vu l'heure je pensais que l'on pouvait manger, puis parler d'Aristote, faire une petite balade à cheval autour du lac tranquillement que vous découvriez la sensation pour commencer. Ensuite nous aurions pu regarder les étoiles, j'ai aussi prévu une surprise ...

Plus elle le regardait plus elle en avait envie. Sa main libre caressa sa joue tendit que son pouce vint effleurer sa lèvre inférieur, dans un lent mouvement de vas et viens. Les saphirs ne le quittait pas, guettant une réaction négative à ses caresses. Doucement la blonde approcha son visage du sien, ses lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres des siennes. Elle voulait aller jouer avec lui, elle voulait le gouter, elle voulait lui faire partager des émotions nouvelles mais elle n'osait pas. Le brusquer était une mauvaise chose mais la tentation était là, ces lèvres, ce visage, ce regard tout lui donnait envie de lui ravir un baiser. Alors dans un souffle, elle lui murmura ...

Voulez vous que je m'arrête ?

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Beren H.
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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:51

Elle souriait, apparemment aussi contente d’être là que Beren, qui sourit, à son tour. Son sourire semblait d’ailleurs figé à jamais sur son visage, tant celui-ci ne semblait décidé à quitter ses lèvres. Très vite, la sensation des doigts de la jeune femme entremêlés aux siens lui apparut naturelle, coulant presque de source. Après tout, la main de l’une ou l’autre de ses sœurs était toujours glissée dans la sienne ; la famille de la Fiole Ebrêchée était tactile, on exorcisait de cette manière l’absence.

L’absence des parents tant aimés, de la famille, trop éloignée, souvent. Ne restait que la fratrie, les jumeaux et leur petite sœur délurée, et ceux-là formaient un tout, leur tout. Un jour peut-être seraient-ils tous mariés, vivraient-ils chacun avec leur aimé(e), mais toujours resterait cette proximité, cet amour fraternel indescriptible.

Néanmoins, ce contact-là était différent, bien qu’aussi agréable, même si le jeune Fiole était bien incapable de mettre des mots sur la sensation ressentie. Il se contentait donc de savourer ce moment, silencieusement, en souriant, peut-être un peu trop béatement.

Avec douceur, elle lui avait confié, d’une voix rassurante, son impossibilité à faire mal à l’animal, et c’est soulagé par ses mots et par sa main légèrement resserrée sur la sienne que le jeune homme soupira, rassuré :


- Oh, parfait, parfait, parfait, en ce cas. Comme vous le soulignez très justement, je ne fais pas le poids, elle me briserait sûrement bien avant que je ne puisse lui faire le moindre mal, bien involontaire, évidemment.

Il a rosi, un peu gêné, finalement pas si rassuré à l’idée que l’équidé puisse le traiter comme fétu de paille. Mais la main de la jeune femme toujours glissée dans la sienne, ses doigts délicats enserrant les siens, le rassurait. Oh, ses mains étaient elles-mêmes loin de ce que d’aucuns auraient qualifiées de viriles et puissantes ; plus habituées à l’étude méticuleuse du très petit, à la manipulation délicate des fioles et autres prélèvements minutieux, ses doigts étaient, à l’instar de ses bras, trop longs, et trop frêles.

Un physique atypique que celui de Beren ; il est adolescent, il est un peu gauche, très maladroit, et ses lunettes, même si leurs verres sont fins et leur monture élégante, ne font rien pour arranger les choses. Ses cheveux blonds, perpétuellement à demi décoiffés, ses jambes trop longues et son torse trop étroit l’éloignent de toute fierté masculine exacerbée. Il était gêné d’être en si charmante compagnie, lui le jeune homme maladroit que l’on avait un jour qualifié de « puceau » en taverne, alors qu’il s’était permis l’outrecuidance de se lever et de tirer une chaise à l’entrée d’une femme dans l’établissement. Il détestait les femmes vulgaires, les hommes trop fiers, les gamins trop imbus d’eux-mêmes alors qu’ils n’avaient jamais rien accompli. Il se sentait à part, et se rassurait de passer le plus clair de son temps au domaine familial, à l’abri dans son laboratoire. Il ne savait comment se comporter en public, comment interagir avec les autres, et ce pique-nique là était à vrai dire sa première tentative d’entretien avec quelqu’un, seul à seul, loin des terres Franc-Comtoises familiales.

Il sourit au programme annoncé par Elisabeth, ravi de tels projets.


- Voilà en effet un ma… gni… fique… pro… programme…

Voilà qu’il bafouille, et que sa voix s’éteint au fur et à mesure de sa phrase, alors que ses yeux se perdent dans le regard d’Elisabeth, qui a l’air allumé d’un feu nouveau. Captivants, ses saphirs viennent se mélanger aux émeraudes du jeune homme, qui entrouvre légèrement les lèvres, incapable de prononcer le moindre mot. Les paupières se closent un instant, sous un léger hoquet de surprise de sentir le pouce Stiltonnien effleurer la pulpe de sa lèvre inférieure. Son cœur bondit, martèle sa poitrine, son bas ventre s’embrase légèrement. Il pose sans même y penser la main droite sur son flanc gauche, et semble sur le point d’aller poser ses lèvres sur les siennes lorsque… Lorsqu’un petit papillon vient voleter dans son champ de vision. Délicatement, car il a bien remarqué que le ventre de la jeune femme était un peu dur sous sa main, il bascule la jeune femme sur le côté, avec le plus de douceur possible, et se lève, saisit précipitamment son filet à papillons, et s’éloigne de quelques mètres.

Il revient, quelque temps plus tard, un sourire ravi aux lèvres, et jette le filet plus loin, à côté de la caisse. Il vient poser genou à terre devant la jeune femme, prend délicatement sa main, et vient poser au creux de sa paume le papillon et lui souffle, tendrement :


- Actias luna, papillon lune… Il s’agit habituellement d’un papillon nocturne, celui-ci nous aura fait l’honneur de sa présence. Pardonnez-moi de vous avoir laissée si vite, mais sa couleur n’était pas sans me rappeler vos yeux.

Puis, après un sourire tendre à la jeune femme et une légère caresse sur le bout des ailes de l’insecte, il s’assied auprès d’Elisabeth, à nouveau.

- Savez-vous que j’étudie les papillons ? A vrai dire, je… Vous trouverez cela certainement très idiot, mais je récolte parfois la poudre ornant leurs ailes. Mon rêve est de fabriquer une décoction qui me permettrait d’enfin atteindre les étoiles. Elles, ne jugent pas, elles illuminent, bienveillantes, et comprennent… Il ajoute dans un souffle... Comme vous.

Il toussote, gêné, et se tourne enfin vers elle, lui qui n’avait pas osé la regarder depuis qu’il avait repris place à côté d’elle :

- Vous vouliez déjeuner, disiez-vous ? J’ai apporté un petit panier également. Ne jamais arriver les mains vides, ma défunte mère affirmait-elle.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:52

Elisabeth_stilton a écrit:
Elle adorait cet air qu'il avait, loin des beaux mâles dont elle avait l'habitude, il avait un je ne sais quoi d'attachant, de troublant, son côté je cherche à comprendre l'inexplicable peut être. Le sourire qu'il lui affichait sans arrière pensée. Il est authentique avec elle, sans chichi, sans faux semblant, il ne cachait rien de pervers en lui ... Elle avait de l'affection pour lui sans aucun doute et elle aimait être en sa présence.

Visiblement les sentiments sont partagés, il se laisse aller, il se laisse guider. Doucement il se laisse approcher cet homme et elle en profite. Il ne refuse pas ses caresses, au contraire, sa main vint se poser sur son corps. Elle a un petit frisson en le sentant prendre une initiative. Les yeux se croisent, leurs bouches sont prêtes à se gouter, la blonde ferme les yeux, avance son visage et ... se retrouve toute seule.

Voilà que le jeune homme papillonne après un papillon enfin c'est ce qu'elle suppose, à cause du filet. Elle n'en revient pas, il en avait envie pourtant, il l'avait touché, il s'était approché, et il avait fuit pour un papillon ! Ça on lui avait jamais fait à la blonde. Un papillon ! Et il revient en souriant en plus, il la nargue, ah qu'elle s'était trompé en le pensant un homme bien. Non ils sont tous pareil au final.

Sauf qu'il lui offre le dit papillon, tout en lui faisant un compliment et des excuses et tout ça un genou à terre. Qui ne voudrait pas d'un homme comme lui ? Non vraiment elle se sentit fondre devant tant de délicatesse et de gentillesse. Il revint vers elle, à ses côté, alors elle pose sa tête sur son épaule en l'écoutant donner des explications sur le papillon et son idée. Elle ne le trouvait pas idiot mais idéaliste. Doucement elle posa un baiser dans son cou quand il l'avait comparé aux étoiles, avant de lui murmurer.

Vous n'êtes pas idiot. Je ne vais pas cacher que je suis septique quand à la découverte d'une potion permettant de voler. Si Dieu voulait nous faire voler Il nous aurait donné des ailes. Mais votre idée de rejoindre les étoiles est tout à fait charmante.

Il se tourna enfin vers elle, aussi elle du quitter son épaule pour le regarder, elle lui sourit, l'observant. Tendrement elle lui caressa la joue avant d'approcher son propre panier.


Votre mère était une femme éduquée, tout comme l'était la mienne. Elles ont rejoint le soleil.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:53

Beren a écrit:
Jusqu’à ce qu’elle pose la tête sur son épaule, Beren avait senti monter une certaine appréhension, voire une appréhension certaine, à se demander comment la jeune femme allait bien pouvoir réagir. Après tout, elle avait l’air plus passionnée par les animaux plus imposants, alors que lui se passionnait de l’étude des très petites espèces.

Rien ne garantissait donc qu’elle trouve ce papillon aussi adorablement captivant qu’il l’avait lui-même trouvé. Pis, encore, Elisabeth pourrait lui en vouloir et s’offusquer de s’être éloigné si précipitamment. D’ailleurs, à bien y réfléchir, quand il était revenu vers elle en souriant, le papillon protégé par ses paumes closes, elle avait eu l’air à la fois vexée et furieuse. Ou alors non ? Elle avait aussi eu l’air émue quand il avait délicatement posé le papillon au creux de sa main. Ou alors re non ? Beren n’y connaît décidément rien aux relations humaines, et ne possède aucune intuition pour ce genre de choses, lui qui fuit les gens, la plupart du temps, et se perd à essayer de les comprendre, sans jamais parvenir à y arriver. C’est pour cela qu’il aimait les sciences exactes ; là, nul jugement, nulle interprétation : les faits, et rien que les faits. Il n’y avait pas à ménager tel bocal, ou se demander si le poser de travers était un problème… Bon, d’accord, poser quelque chose de travers était un problème ; Beren aimait les choses ordonnées, les fioles alignées présentant leurs étiquettes à l’œil inquisiteur du scientifique. Et puis, dans tous les cas, c’était plus pratique, et c’était plus joli. Et puis, il sentait ce besoin irrépressible de les disposer de la sorte, sans quoi il ne pouvait trouver le sommeil. Toujours est-il que pendant qu'il s'interrogeait, elle ne parlait pas, et Beren ne savait pas quoi en penser.

Brève panique donc, dissipée un siècle plus tard, alors que la jeune femme vient prendre appui contre son épaule frêle. Il sourit, et machinalement, sans y voir le moindre mal, pose un baiser tendre sur son front, avant de lui confier son rêve, et de lui glisser un mot tendre. Il rougit furieusement et son cœur s’emballe alors que les lèvres de la jeune femme viennent se poser sur la peau blanche de son cou, avant de lui murmurer des paroles rassurantes.

A la nouvelle de la disparition de sa mère de la résidente de son épaule, Beren fronce légèrement les sourcils, l’air grave, et pose sa main sur celle d’Elisabeth. Tourné vers elle, il la regarde tendrement, lui appose un nouveau baiser sur le front, étreinte fraternelle de ses lèvres à cette jeune femme qu’il a, paradoxalement et malgré l’assurance qu’elle affiche, envie de protéger. Il a perdu trop de proches, trop d’amis, trop d’estimés pour rester placide devant quelqu’un qu’il apprécie. Il rougit à nouveau de sentir son regard et son sourire dirigés vers lui, et l’écoute, après avoir fermé les yeux, posant presque sa joue dans le creux de sa paume lorsqu’elle caresse sa joue.


- Oui, peut-être avez-vous raison en ce qui concerne le vol humain, mais je ne puis me résoudre à vivre sans rêves. Ils me sont bien trop précieux, et me permettent de m’évader, quand la dureté de la vie se rappelle à moi. Tout naturellement, il enchaîne sur sa mère, puisque c’est à elle qu’il vient de penser.En effet, Maman était éduquée, c’était une femme ravissante, et charmante. Elle s’appelait Pauline de Sparte, mais tout le monde la nommait « Pégasine », si bien que même les pigeons savaient à qui ils devaient porter un pli destiné à ce nom-là. Elle était douce et aimante, et elle palliait, par sa tendresse, du mieux qu’elle le pouvait, à l’absence de papa, qui a rejoint le Soleil alors que ma sœur Idril et moi n’étions âgés que de cinq ans et demi ; Elfry, quant à elle, avait à peine quoi ? Un mois, un mois et demi tout au plus. Je ne me souviens pas tellement de Papa, si ce n’est de son amour et de la bienveillance de son regard, même s’il ne voyait que d’un œil. Je porte son nom, vous savez ? C’est pour cela que je m’appelle Beren Hartasn, comme lui. Maman nous a quittés il y a de cela quelques mois, alors qu’elle avait répondu à la levée de ban – elle était dame se Dampierre et de Nommay, par mérite, vous savez ? Un vil fourbe lui ôta la vie à Annecy courant janvier, alors qu’elle remplissait son devoir, et prêtait assistance à ses amis… Depuis, je me dois de protéger mes deux sœurs. Oh, nous nous en sortons bien, pour le moment. Idril est la chef de famille, et la Directrice de Hibou, l’établissement éducatif que nous avons ouvert il y a peu, et nous faisons construire un moulin au domaine, les Zèles Ebrêchées. C’est moi qui ai trouvé les deux noms, je me plais à ce genre d’exercices puérils. Enfin… Cela vous ennuie sûrement.

Il se rend bien vite compte qu’il a trop parlé ; il s’emballe toujours lorsqu’il parle de sa famille. Son visage est à la fois plus grave et tout aussi tendre, alors que la nostalgie et le manque de sa mère se font ressentir. Il replace une mèche de cheveux qui s’est glissée sur son front avant de sourire à Elisabeth, avec douceur.

- Je suis désolé d’apprendre pour votre Maman, je ne sais que trop bien la peine qu’une telle perte provoque. Je suis en effet persuadé que toutes deux ont rejoint le paradis solaire, cela ne fait aucun doute pour moi. Il accentue un peu l’étreinte de sa main sur la sienne, en guise de soutien, et bredouille, assez confus. Si vous ressentez le désir d’en parler, vous savez… Je veux dire… Dame, vous trouverez toujours en moi un ami loyal et fidèle, ainsi qu’une oreille et une épaule attentives.

Après une brève pause, due à son hésitation :

- J’aurais voulu connaître l’admirable femme qui aura donné naissance à pareil ange… Comment était votre bien-aimée Maman ? Oh, bien sûr, je ne voudrais pas vous indisposer, si vous ne souhaitez pas répondre, je n’en prendrai pas ombrage, Dame de Lasteyrie Stilton.

Il lui offre à nouveau un doux sourire, à la fois de ses lèvres, et de ses yeux, qui, s’ils étaient perpétuellement rieurs, n’en étaient pas moins profondément tendres.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:54

Elisabeth_stilton a écrit:
Sujet oh combien difficile pour la blonde, elle n'en parle presque jamais alors pourquoi à lui et maintenant ? Oui pourquoi ? Peut être parce qu'il ne la connait pas, parce qu'il a vécu la même chose, parce que ... Elle n'en sait rien mais il est là, il l'écoute, il ne fait pas semblant et surtout il ne sait rien de sa famille.

Doucement elle se cale contre lui, cherchant tendresse et réconfort. Parler de sa mère est difficile et l'affaiblit psychologiquement. Elle a besoin de force pour y arriver. Une fois elle a abordé la mort de sa mère, avec Théognis Montereau, l'ex baron d'Arquian, un des amants de sa mère, un des hommes qui l'avait apprécié ou aimé, ça elle ne le saura jamais. Mais par où commencer ?

Ma mère est à moitié anglaise par sa mère et lorraine par son père. Ma grand mère avait quitté terres et titres pour vivre avec mon grand père. Ils sont morts eux aussi. Ma mère lors de vacances en Angleterre a eu une aventure avec mon père, Lord James Stilton, il m'a élevée avec ma grand mère puis avec ma belle mère et mes frères. Je correspondais beaucoup avec Mère nous étions très proches, elle me parlait de beaucoup de choses. Elle gardait peu de secret pour moi, j'ai appris des choses que j'aurai peut être pas du savoir mais c'est comme ça. Elle pensait créer un lien malgré la distance et elle a réussit.


La blonde fit une pause, c'était dur, plus qu'elle ne l'aurait pensé.


Elle est partie vivre en Bourgogne, sa terre d'adoption où je compte m'installer à mon tour. Elle a eu une fille, mise au monde un garçon mort né, fait une fausse couche ... Mère était évêque, elle était très impliquée dans la vie de sa ville puis de son duché. Elle est morte par la suite, je ne sais pas comment visiblement personne ne sait comment cela s'est passé.

Plus un mot ne sortit de la bouche de la blonde, elle avait tout dit ou peut être pas ...

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Beren H.
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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:55

Beren a écrit:
Il se rend bien compte, à son silence au premier abord, à son hésitation, et à la façon, dont elle vient se serrer tout contre lui, qu’il a encore fait une bêtise, et s’en veut terriblement, alors qu’elle lui parle de sa mère, par phrases courtes et au style lapidaire. Il s’en mord les doigts ; il n’avait pas voulu la mettre mal à l’aise, ni la malmener, et, loin de la soulager comme il l’avait souhaité, il l’avait attristée.

Pour la rassurer, et pour lui montrer à quel point il est désolé, il passe un bras autour de ses épaules, et l’étreint doucement, avec toute la tendresse dont il est capable. Il est frêle, Beren, il a les bras un peu trop longs, peut-être, oui. Il n’est pas très fort, d’ailleurs, s’il tentait de briser une noix entre ses doigts, ses phalanges éclateraient avec la coquille du fruit. Mais il est profondément tendre avec les gens qu’il apprécie - d’autant plus que ceux-là sont rares -, et il se serait brisé en mille morceaux, fut-ce la seule façon de consoler la jeune femme qu’il tenait maintenant contre lui, au moment présent.

Il écouta ses explications, qui semblaient difficiles à la jeune femme, et pose un baiser sur sa chevelure, tendrement. Il aurait voulu la protéger, il aurait voulu que toutes ces choses ne lui soient pas arrivées, qu’elle ait vécu avec sa mère les mêmes choses que lui. Quand elle eut fini, il était déjà en train de passer délicatement sa main le long de son bras, dans de lents mouvements de haut en bas, et inversement, pour la réconforter. Après un bref silence, il ne put que lui dire, avec une voix douce :


- Ce que je vois, c’est qu’il y avait - qu’il y a -, beaucoup d’amour. Je ne voulais pas être indélicat, je vous prie d’accepter mes excuses, dame.

Il releva délicatement son menton de deux de ses doigts, pour tourner son visage vers lui, et posa un baiser sur son front.

- Peut-être devrions-nous manger quelque chose, cela nous ferait du bien à tous les deux. Plaçons cette journée sous de meilleurs hospices, je suis si heureux de vous revoir, je ne voudrais pas avoir tout gâché.

Un peu – bon d’accord – très confus, certainement honteux, il lui sourit maladroitement.

- J’ai fait un gâteau moi-même, vous savez ? Philomène me tuerait si elle apprennait ça.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:55

Elisabeth_stilton a écrit:
Elle leva les yeux vers lui, rassurante, elle ne lui en voulait pas, comment lui en vouloir d'ailleurs. Lui n'était pas responsable de la mort de sa mère. Elle profita de ce moment dans ses bras, chaste moment ... ou pas ... Cela faisait du bien de se laisser aller, de ne plus être la personne forte et droite - oui oui ça dépend quand - qu'elle devait être en permanence. Là, elle pouvait être juste Elisabeth.

Rassurez vous je ne vous en veux pas, vous n'y êtes pour rien.

Elle frissonna quand ses doigts vinrent caresser son menton avant que son front ne soit le réceptacle d'un de ses baisers.

Oui mangeons, ça nous fera du bien mais encore une fois rassurez vous vous n'avez rien gâché.

Elle se leva et sortit ce qu'elle avait fait préparer par Lucette. Pâté, charcuterie, fromages, fruits, légumes, tout un tas de préparations. Du vin, du jus de raisin parce qu'elle se souvenait que Beren et l'alcool ça faisait deux. Tout fut installer près d'eux, sur la couverture.

Alors dites moi. Qu'est ce que vous nous avez préparé ?

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:56

Beren a écrit:
Beren se surprenait lui-même d’être capable d’exprimer son affection pour la jeune femme – avec des gestes, certes, mais tout-de-même, il parvenait à lui montrer à quel point il l’appréciait, comme elle se trouvait dans ses bras. La serrer dans ses bras lui apparaissait tout aussi naturel que de câliner l’une de ses sœurs, qui aurait eu un moment de tristesse. Cela arrivait parfois, quand Idril ou Elfry pensait à leurs parents à tous trois, que la charge de la famille était trop lourde aux épaules encore trop jeunes de la chef de famille, ou que Fulbert, l’ami imaginaire de sa cadette, décevait celle-ci. Beren, alors, les entourait de ses bras, et les berçait tendrement, avec tout l’amour qu’il avait pour elles. Euh, l’amour ? Le jeune Fiole regarda la jeune femme blottie contre lui et s’interrogea, perplexe.

La sensation qu’il ressentait n’était pas la même que celle que lui procurait une étreinte sororale. Pour autant, elle lui était agréablement inédite, et il ne voulait pas que la jeune femme quitte ses bras. Non, il n’aurait voulu ça pour rien au monde ; sa chevelure était douce, son parfum frais et suave, qui s’insinuait légèrement en Beren, à chaque inspiration délectable. Il voulait la protéger, la maintenir à l’abri de toutes les atteintes dont elle aurait pu être la victime innocente. Il avait bien senti qu’habituellement, elle apparaissait forte, mais sa fragilité en cet instant toucha Beren. Peut-être parce que, comme lui, elle assumait, en ce moment-même, sa condition humaine ; peut-être parce que le blond avait enfin l’impression d’être un peu moins frêle et ridicule qu’il ne l’était habituellement. La tête d’Elisabeth était posée dans le creux de son épaule, qui était elle-même entourée du bras de Beren, et la main de celui-ci était posée délicatement sur son poignet, son pouce passant lentement sur sa peau, en une caresse douce, tendre et innocente.

Il sourit et soupira, lorsqu’elle le rassura en affirmant qu’elle ne lui tenait pas rigueur de ses questions sur sa mère. Il nota tout-de-même avoir été indélicat, et se jura de ne plus jamais heurter sa sensibilité. Lui avait besoin de parler de sa mère ; il avait peur de réaliser un jour l’avoir oubliée. Quelle terrible sentiment cela serait pour un fils aimant que de ne plus se souvenir exactement des traits exacts du visage de sa mère, de sa silhouette, ou de son parfum. D’ailleurs, Beren avait depuis peu tenté de recréer une essence fidèle au parfum de celle qui lui avait donné la vie, l’avait guidé, lui servant de modèle, et avait perdu la vie quelques mois plus tôt. Ainsi, le jeune Fiole avait-il commencé à travailler dans son laboratoire, à mélanger essences florales ; les exhalaisons produites n’avaient pas encore atteint le but du jeune homme, mais satisfaisaient tout-de-même ce Nez, qui les offrait dès lors qu’il appréciait véritablement quelqu’un. D’ailleurs, il porta la main à sa poche, pour vérifier qu’il avait bien avec lui le petit présent prévu pour Elisabeth, et rosit de lui-même, à l’idée de le lui offrir.

Mais déjà, elle se levait pour aller chercher les victuailles qu’elle avait elle-même apportées ; et Beren se prit à sourire en admirant ses mouvements gracieux. Il lui fallut le temps qu’elle ne sorte tout ce qu’elle avait fait préparer pour sortir de sa béatitude, réaliser qu’elle lui parlait, et répondre précipitamment :


- Ce que j’ai préparé… Eh bien, à vrai dire… J’ai emmené des spécialités de ma région, je me suis dit que ce serait intéressant, et que peut-être, cela vous ferait plaisir.

Il se redressa, et tira à lui son propre panier, dont il extirpa plusieurs mets emballés.

- Alors, nous avons ici quelques tourtes, du jambon de Luxeuil, un peu de brési. C’est une spécialité de viande séchée très fine en bouche. Nous avons également quelques fruits… Mais je me suis dit qu’un dessert vous plairait sûrement davantage, je ne sais pourquoi je me suis mis cette idée en tête. Cela dit… Je ne savais pas ce qui vous ferait plaisir, alors j’ai tenté de varier. J’ai donc préparé moi-même une galette franc-comtoise, à base de pâte à choux et de fleur d’oranger, un pain d’épices, des griottines, et ai amené de la pâte de coing. Nous pourrions arroser tout cela d’un peu de kirsch, qu’en dites-vous ? Evidemment, j’ai également pensé qu’il vous plairait de déguster un vin jaune de mon pays.

Il lui sourit gentiment, avant d’ajouter :

- Dame Stilton de Lasteyrie, qu’est-ce que je vous sers ? De quoi avez-vous envie ? Vos désirs seront des ordres.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:57

Elisabeth_stilton a écrit:
Tout était installé, du moins pour sa part, et lui aussi se mit à sortir des choses qui avaient toutes l'air plus succulentes les unes que les autres. Il avait été dur de quitter ses bras pour préparer le repas mais il fallait bien s'y mettre. La tentation était grande, car il ne faut pas l'oublier notre blonde attend un heureux évènement (enfin pas pour elle) et ça creuse ce genre de choses. Sans compter qu'elle aimait les bonnes choses et que là sous son nez se dévoilait une quantité non négligeable de nourriture divine. Enfin le supposait elle. Ses yeux s’émerveillaient à chaque présentation des produits venant de chez lui.

Oh moi je n'ai rien d'exceptionnel, juste le fromage qui vient de mes terres mais sans plus. En tout cas je suis ravie de découvrir les produits de chez vous. Je ne connaissais point tout ça et je serais ravie de gouter à tout ! Mais pas quoi commencer ? J'avoue que je ne sais pas, tout à l'air bon.

Alors comme ça ses désirs étaient des ordres, c'est le genre de choses qu'il ne fallait pas dire deux fois à la blonde. Elle était tentée de lui sauter dessus et lui montrer quelles étaient ses envies mais l'appel du ventre était aussi puissant que l'appel de la nature. Donc trouvons un compromis, elle décida que manger était le plus important mais elle comptait bien profiter de Beren comme elle le faisait quelques minutes plus tôt. Elle s'installa à côté de lui, très proche, afin de le frôler et de provoquer le contact avec son corps.


Ma fois un peu de chaque non ?

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:58

Beren a écrit:
Elle semblait ravie, il était heureux. Heureux de voir l’expression gourmande de son visage, alors qu’elle découvrait les mets qu’il lui présentait, un à un. A l’évidence, il ne s’était pas trompé dans son idée de prévoir les desserts plutôt qu’autre chose. Elle dévorait littéralement des yeux les pâtisseries et viennoiseries prévues par Beren ; il avait noté en posant sa main sur son flanc, que son ventre était durci, légèrement bombé, et se demandait dorénavant si elle n’attendait pas un heureux événement. En même temps, c’est Beren ; eut-elle été énorme qu’il ne l’aurait pas remarqué.

Il s’abstint de poser la question, d’abord, l’écoutant parler, un sourire aux lèvres, éclatant de rire alors qu’elle hésitait quant à savoir quel mets débuterait de bal de la dégustation.


- Je suis absolument dingue de fromage… Je n’avais pas pensé à en amener, vous pensez à tout ! En plus d’être divine, vous êtes un véritable génie ! Quant à savoir par quoi débuter… Eh bien, ma foi, vous commencez par ce que vous voulez !

Il riait et riait ! Absolument détendu, ouvert, lui, l’habituel timide réservé qui n’ouvrait que très rarement la bouche, affichait deux grandes fossettes, qui lui barraient les joues. Il lui souriait, les yeux rieurs, et dans son fou rire, il ôta ses lunettes pour s’essuyer externe des yeux, où perlaient quelques larmes de joie ; ce faisant, il dévoila ses grands yeux verts, héritage familial, et les plongea dans ses yeux. Il resta un instant muet, captivé par ceux-là, jusqu’à ce qu’elle ne reprenne place tout à côté de lui, très très proche, le frôlant même. Le désir étant plus fort, il posa malgré lui sa main sur la sienne, et vint entremêler ses doigts aux siens, caressant sa main de son pouce.

- Un peu de chaque ? C’est entendu ! Oh, bien évidemment, j’ai pensé à une petite surprise, vous pensez bien !

Il sourit, se redressa, et à genoux, tira de la caisse qu’il avait amenée un paquet de lingue, duquel il sortit deux assiettes en porcelaine, ramenées tout droit de Limoges. Il les avait fait graver d’une petite étoile et d’un équidé, en souvenir de cette journée qu’il avait présagée charmante, et en posa une devant la jeune femme, ainsi qu’un verre en cristal tout spécialement amené. Il la servit ensuite, emplissant le fond du verre d’un peu de kirsch, et lui sourit, reprenant place.

- J’espère que tout cela sera à votre goût… Elisabeth. Vous… permettez que je vous appelle Elisabeth, Dame de Lasteyrie-Stilton ?

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 15:59

Elisabeth_stilton a écrit:
Elle le regardait en coin, alors comme ça elle était divine. Il lui parlait de son amour des fromages, alors tant mieux parce qu'elle avait amener des choses spéciales. Mais ce n'est pas ça qui captiva notre blonde, c'est ce regard vert qui plongeait dans le sien. Le jeune homme muait, il changeait. Elle appréciait, et encore plus quand il lui prit la main et la caressa. Doucement sa main libre vint enlever ce qui restait des larmes, le pouce s'égara sur la joue et cette fois elle ne le laisserait pas partir chasser un papillon aussi beau soit il. Elle posa ses lèvres sur les siennes dans un tendre baiser tandis que le pouce caressait la joue et que ses doigts serraient ses compatriotes. Elle ne va pas plus loin, elle le laisse décider pour la suite. Le visage de la blonde se recule, légèrement juste de quoi permettre au jeune homme de reprendre contenance.

Une surprise ? Mais vous me gâtez !

Forcément elle le laissa lui montrer la dite surprise. Et quel émerveillement, la blonde était touché par le geste. Elle caressa du doigts les motifs de la porcelaine. Suivant le contour ... Dans un souffle, un murmure, elle lui dit.

C'est très attentionné, ça me touche beaucoup.


Le sourire revient, elle est bien avec lui. Et pourtant l'ombre de Tibère plane toujours au dessus d'elle. Elle la chassa en prenant le verre. D'abord elle hume, elle sent que c'est un alcool assez fort, elle trempe les lèvres, la dernière fois qu'elle a bu ce genre de chose il lui est arrivé des bricole depuis elle en consomme avec modération.

C'est délicieux mais je ne vais pas en abuser.
Alors si on goutait à ....


Elle se mit à chercher et pointa du doigts le jambon de Luxeuil.


Vous pouvez m’appeler Eli si vous voulez.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 16:00

Beren a écrit:
La conversation allait bon train, malgré la timidité du jeune homme, qui contrastait avec l’aise de la jeune femme. Elle était belle, et elle le savait, assurément. Et ses fonctions lui permettaient de s’exprimer clairement, sans ce rosissement qui colorait les joues de Beren chaque fois qu’il devait faire preuve de conversation en public. Dotée d’une tête bien faite et d’une tête bien pleine, il n’eut pu en être autrement pour Elisabeth.

Beren, lui, était maladroit dans ses gestes comme dans ses mots. Mais aujourd’hui, il parvenait à passer outre son naturel angoissé et timide, parce qu’elle l’avait invité d’abord, et parce qu’elle l’avait mis à l’aise, ensuite. Il lui faudrait de la patience et beaucoup de compréhension pour que le jeune homme ne s’ouvre. Il était malhabile et rêveur, un peu loupé en somme, mais cet après-là, oui, cet après-midi là, il… Il changeait la vie.

Il avait pris un peu d’assurance en osant poser sa main sur la sienne - geste qui provoquera un duel, et une défaite violente de Beren quelque temps plus tard, quand un jeune homme osera le diriger vers sa sœur jumelle, Idril -, mais lorsque Elisabeth posa sa main sur sa joue pour une caresse douce, tendre, aérienne, sa belle assurance s’envola aussi sec.

Il resta une seconde les lèvres entrouvertes, les yeux dans les siens, impossible de bouger, et lorsqu’elle vint sceller ses lèvres délicates aux siennes, que d’aucuns auraient qualifiées de trop féminines, il s’empourpra, et resta coi, les deux sourcils haussés de surprise, les yeux ébahis. Il était parfaitement immobile, raidi, et par-dessus tout, il ne savait quoi faire. Finalement, rassuré par l’étreinte de ses doigts sur les siens, il répondit au baiser, en effleurant ses lèvres, les yeux fermés, tandis qu’elle se dégageait. Peut-être même n’avait-elle pas décelé cette esquisse de réponse, et Beren rougit encore davantage en y songeant. Dieu qu’il était bête, Dieu qu’il était empoté ! Et il se maudissait de n’avoir su rendre pareille douceur à la propriétaire de la petite main glissée dans la sienne.

Il baisse les yeux, contrit : il n’ose la regarder, affronter ce regard qui, à coup sûr, sera empli de déception. Lorsqu’elle s’exclame d’abord, puis murmure, apparemment ravie et émue de la surprise, il sourit légèrement, toujours aussi confus.

Elle choisit finalement le jambon, il profite de ce choix pour se relever avec hâte et s’éloigner d’elle, évitant soigneusement son regard, qu’il a peur de voir changé. Sans doute se dit-elle qu’il est un crétin, un benêt, un imbécile qui ne saura jamais rien faire de ses dix doigts. Sans doute n’a-t-elle pas tort.

Il l’écoute alors qu’il extirpe un petit couteau d’un linge, pour dégager de fines tranches de jambon ; ce genre de choses se consomme en chiffonnade. Surtout pour les dames, qui ne perdaient rien de leur charme à la dégustation de fines bouchées – imaginez-les en train de mâchonner une tranche épaisse, après s’être battues pour en arracher un morceau, pour le côté glam’, on repassera.

Il est attentif à ce qu’il fait, jusqu’à ce qu’elle lui propose de l’appeler Eli. Là, sans le réaliser, il relève ses émeraudes vers elle, et lui sourit largement, oubliant dans sa joie d’arrêter son geste. Le couteau vient entailler le bout de l’index de l’autre main, posé sur la viande pour la maintenir en place à la découpe. La blessure est légère, mais le sang perle assez pour qu’il blêmisse. Beren et la vue du sang… ça fait toujours des ravages. Il pâlit, la regardant, son sourire s’efface doucement, alors qu’il tente de garder contenance :


- Je… D’accord… E…Eli…appelez-moi Bé…Bé…

Et le jeune Fiole de s’affaisser sur son derrière, pris d’un léger vertige.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 16:00

Elisabeth_stilton a écrit:
Doux et tendre, voilà comment elle aurait pu définir ce baiser. Elle n'avait rien connu de tel, contrairement à la passion violente de Tibère, la précipitation d'Ulrich, la force masculine de Don, l'insignifiance d'Enguerrand et la complicité de Nicolas. Elle découvrait de la tendresse et la douceur, la timidité et la maladresse. Oui il était maladroit par rapport aux autres amants de la blonde mais il était surtout différents, moins sur de lui, moins séducteur, plus naturel en somme pour un jeune homme de son âge. Elle avait senti les lèvres effleurer les siennes, elle aurait aimé plus mais chaque chose en son temps.

Elle ne remarque pas son embarras, elle espérait juste que ça lui avait plu. Elle ne voit pas ce qui se passe dans l'homme en face d'elle, cette crainte de ne pas l'avoir satisfaite elle et pourtant, elle qui collectionnait les hommes depuis son viol justement pour oublier, là elle oubliait. Là auprès d'un jeune homme charmant qui n'avait de cesse de lui faire plaisir. Puis elle pose les yeux sur lui, l'observe en silence alors qu'il s'occupe d'elle et de ses désirs. Oui il est maladroit, oui il est gauche mais il est très séduisant, innocent. Il y a quelque chose de merveilleux à découvrir l'amour ou à le faire découvrir.

Enfin, elle vit le regard émeraude monter vers elle, ses saphirs appellent leurs compatriotes, un échange se fait, lui faire comprendre qu'elle est bien, qu'il est parfait et qu'elle passe la meilleure des journées depuis longtemps. Tout à coup, le couteau glisse, la peau se rompt, le sang coule mais surtout Beren tombe. Elle se précipite, le prend contre elle, l'allonge pour ne garder que sa tête sur ses genoux. Doucement elle plonge les mains dans sa chevelure et lui murmure des mots tendres au creux de l'oreille et essaye de le calmer. Du bout des pouces, la caresse se fait douce sur ses joues. Elle pose son front sur le sien et se tait.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 16:01

Beren a écrit:
Ses pensées s’étaient embrumées et peinaient à se départir du sentiment de malaise qui avait gagné Beren à la vue de son propre sang perler sur son pouce. Avant de tourner de l’œil, il eut tout-de-même le temps de voir le regard doux et bienveillant qu’elle lui lançait, et s’en était rassuré.

C’est dans une position plutôt incongrue qu’il s’apaisait maintenant et reprenait doucement ses esprits, au son délicat de ses murmures tendres et à la douceur de ses doigts dans ses cheveux.

Maternelle, sororale, son affection le rassérénait et l’aidait à se relever, presque littéralement parlant, de ce léger étourdissement. Lorsqu’elle pose son front contre le sien, l’image lui rappelle sa sœur jumelle Idril et ses moments près de la rivière, où, après avoir fait maints prélèvements, ils s’allongeaient sur le dos dans l’herbe, tête contre tête, à l’opposé l’un de l’autre, et regardaient les nuages. Peu de mots étaient généralement échangés, mais les jumeaux n’en avaient pas toujours besoin ; ils se comprenaient comme personne.

Enfin bref, c’est donc rassuré que Beren ouvrit à nouveau les yeux, appuya doucement de son index sur le bout du nez de la jeune femme en un « pioup » enfantin, et sourit largement.


- Pardonnez-moi, Elisabeth, le sang... j’ai du mal à en supporter la vue... Depuis que maman... Enfin...Vous savez... Depuis qu'elle a rejoint le Paradis Solaire.

Il hésita, et ajouta :

- Et si… si vous me parliez d’Aristote ? Vous croyez que ma maman est heureuse auprès de lui ?

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 16:01

Elisabeth_stilton a écrit:
Aristote ? Quelle idée de parler de lui à un moment pareil ! Décidément il était étonnant Beren parfois, tout le temps plutôt. La blonde glissa sa main dans la sienne, la ramenant vers elle sur le torse du jeune homme. Les doigts de la jeune fille se mêle à ceux de l'inconscient du jour. L'autre main caresse toujours la chevelure, jouant avec, se glissant dedans.

Aristote alors. C'est le premier prophète principal. C'est lui qui a donné les bases de la religion qu'est aristotélisme, le nom vient de lui aussi. Votre mère ne peut que être heureuse avec lui, tout comme la mienne.

Ouais sauf que la sienne est un fantôme qui erre dans les couloirs de l'archevêché de Sens mais cela notre blonde national ne le sait pas.

Elles sont toutes deux auprès du Très Haut au Paradis Solaire, elles ne craignent plus rien, ni douleur, ni peine, rien que la joie de la vie éternelle. Qu'aimeriez vous savoir au juste ? Le sujet est tellement vague.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Lun 24 Oct 2011 - 16:02

Beren a écrit:
Beren étonnant, c'était presque un pléonasme ; le jeune homme était assez perché, et savait tantôt se montrer terre à terre à outrance, soit complètement à côté de la plaque. Ce qui était évident, c'est qu'à cet instant-là, le deuxième cas de figure l'emportait haut la main. Il ne réalisait pas que la jeune femme l'avait pris tout contre elle, qu'elle le berçait doucement ; il ne se rendait pas compte qu'une ravissante blonde aux yeux de rêve âgée comme lui de seize ans l'avait mis dans une posture qui aurait fait palir d'envie tout jouvenceau de son âge : plus innocent, tu meurs.

Cependant, il serait inexact d'imaginer Beren parfaitement stoïque ; peu à peu, le jeune Fiole s'était laissé gagner par une sensation étrange au niveau de son bas ventre, et, même s'il ne savait comment l'expliquer, le rythme des battements de son coeur s'était accéléré dans sa poitrine. Ce sentiment monta d'un cran lorsqu'Elisabeth mêla leurs mains et remonta dans un délicat mouvement sur son torse trop osseux, pas encore aussi musculeux qu'il le deviendrait plus tard, sous la bienveillance des voyages - et encore, même là, on serait loin de l'archétype de la virilité, n'exagérons rien.

Il écouta avec attention, quoiqu'il fut bientôt particulièrement déconcentré, comme il admirait le dessin des doigts fins de la jeune femme, le propos de celle-ci sur Aristote, et peut-être étrangement, je vous l'accorde, celui-ci parvint enfin à se confier, se laissant gagner par l'intimité du moment :


- Je suis heureux que Maman soit bien ; peut-être même s'entend-elle bien avec la vôtre et nous regardent-elles de là où elles se trouvent. Et puis, elle est avec mon père, mon petit frère et ma petite soeur.

Jamais il n'en parlait. Jamais il ne faisait allusion aux deux des triplés de ses parents qui avaient péri quelques jours seulement après leur naissance, jamais. Mais là, étonnamment, il y parvenait. Une allusion, même infime, mais enfin, c'était dit. Il poursuivit, toujours dans une sorte de confession, puisque nul n'avait jamais entendu ce qui suivrait sortir d'entre ses lèvres :

- Jamais je n'aurai d'enfants. Je ne veux jamais vivre ce que Papa et Maman ont vécu avec la perte des petits. Et puis, de toute façon, je sais bien qu'aucune femme ne voudrait de moi, alors...

Une hésitation, et il reprend, pour meubler :

- Parfois je me dis que je ne suis pas vraiment digne de ma famille. Maman était de Sparte, mais son union avec Papa n'était reconnue qu'en Empire, alors, c'est pour ça que seule Idril, notre chef de famille, a le droit de porter ce nom. Bon, je suis quand même cousin avec les de Sparte et les Pendragon, mais moi, je ne suis pas aussi bien que ma jumelle, vous voyez ? Alors je pense que peut-être le Très-Haut m'aime moins, j'ai peut-être fait quelque chose de mal qui lui ferait honte, ou quelque chose comme ça.

Et comme Beren ne se refera jamais, il change de sujet, pour faire oublier ce qu'il a confié à la ravissante île qui l'abrite à cet instant :

- Et les étoiles, alors ? Comment les a-t-il créées ? J'avoue que la Création m'est assez obscure, je ne suis pas moi-même baptisé.

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MessageSujet: Re: [RP forum II - Lac, Vincennes]   Mer 26 Oct 2011 - 11:06

Elisabeth_stilton a écrit:
La position était propice aux confidences mais pas que ... Ils étaient dans l'herbe près du lac de Vincennes, elle le tenait contre elle mais ce n'était pas l'idéal pour se parler. Commençant à connaître le loustic, elle prit les choses en main. Doucement elle posa la tête de son futur presque amant sur l'herbe mais au lieu de le laisser, elle alla se blottir contre lui. Elle leva le bras de Beren pour glisser contre lui. Sa main vint caresser le torse adolescent, sa jambe s'enroula autour de la sienne et le bassin stiltonnien vint se lover contre la hanche Spartiate. En gros vous avez une blonde collé à un blond qui lui caresse le torse. Quand il lui fit la confidence sur ses souhaits d'avenir, elle leva la tête et le regarda.

Pourquoi dire cela ? Bien sur qu'une femme voudra de vous. Certaines femmes aiment les hommes sensibles. Quand aux enfants tous ne font pas mourir leur mère, sinon nous ne serions pas là.


Elle le laissa parler, n'écoutant pas un traitre mot de ce qu'il disait sur sa soeur. Elle n'avait d'yeux que pour lui, comment pouvait il croire qu'il n'allait pas plaire à une femme. Il lui plaisait à elle. Alors qu'il ne prêtait pas trop attention à elle, elle se hissa sur lui, ne lui laissant aucune échappatoire. Son corps épousait le sien. Pas question qu'il se défile cette fois par quelque moyen que se soit. Les lèvres purpurines allèrent prendre leur compatriotes sans leur demander leur avis. Sa langue vint forcer doucement le passage afin de connaître le gout de son amant.

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